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Sujet et corrigé Brevet Français (DNB) – PDF à imprimer

Sujet et corrigé Brevet Français (DNB) – PDF à imprimer

24 décembre 2025 36 min Éloi Martin
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Brevet français DNB - Sujets et corrigés complets

Cette ressource propose un sujet type Brevet (niveau 3e) et son corrigé complet : compréhension, grammaire, réécriture, dictée, rédaction, barème indicatif et grille de relecture.

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Mode d’emploi

  • Durée conseillée : 3 h (adaptable).
  • Barème indicatif : sur 100 points (adaptable selon vos priorités).
  • Matériel : stylos, brouillon, surligneurs, dictionnaire (si autorisé par votre cadre de travail).

Règles simples pour réussir

  1. Lire toutes les questions avant de répondre.
  2. Justifier avec le texte dès qu’on le peut : une preuve vaut mieux qu’une intuition.
  3. En langue : repérer le verbe, puis le sujet, puis les compléments.
  4. Pour la dictée : relire en 3 passes (ponctuation / accords / homophones).
  5. Pour la rédaction : faire un mini-plan (introduction / 2 idées / conclusion), puis écrire.

Sujet – Brevet Français (DNB)

Important : ce sujet est un sujet d’entraînement original (non officiel), créé pour réviser.

Texte (lecture)

Consigne : lisez le texte, puis répondez aux questions.

« Le carnet bleu » (texte original)

Quand Lina poussa la porte de la médiathèque, l’air sentait le papier tiède et la pluie séchée. Elle ne venait presque jamais ici : la semaine, elle courait du collège au bus, puis du bus à la maison, comme si sa journée n’était qu’une suite de couloirs à traverser. Ce samedi-là, pourtant, elle avait décidé de ralentir.

Au fond de la salle, une exposition temporaire attirait les regards. Sur des panneaux clairs, des photos montraient des objets trouvés dans les rues : une clé tordue, une chaussure sans paire, un ticket de cinéma froissé, une carte postale jamais envoyée. Chaque photo était accompagnée d’un petit texte, comme une devinette : « À qui appartenait ce ticket ? Quel film a-t-on vu ? Pourquoi l’a-t-on gardé ? »

Lina s’arrêta devant une vitrine. À l’intérieur, un carnet bleu reposait, fermé, sans titre. À côté, une étiquette indiquait : « Objet retrouvé près d’un banc. Aucun propriétaire. » Elle sentit une curiosité vive, presque une impatience. Un carnet, c’était plus qu’un objet : c’était une voix. Elle imagina un écrivain pressé, un élève qui notait ses secrets, une grand-mère qui collectionnait des recettes.

Une bibliothécaire s’approcha et dit doucement : « On n’ouvre pas les carnets. On les regarde, on les respecte. L’exposition parle de ce qu’on devine, pas de ce qu’on vole. » Lina rougit. Elle comprit, d’un coup, que sa curiosité avait frôlé quelque chose d’injuste : entrer dans la vie d’un autre sans permission.

Alors, elle fit autre chose. Elle sortit de son sac un vieux cahier, celui où elle gribouillait quand elle s’ennuyait. Sur une page blanche, elle dessina le carnet bleu et, dessous, écrivit : « Ce que je ne sais pas peut devenir une histoire. » Elle se surprit à sourire. Dans la médiathèque, le silence n’était plus un vide : c’était un espace pour inventer.

Test  

Partie A — Compréhension et interprétation (40 points indicatifs)

  1. Situez la scène : où se passe-t-elle et à quel moment ? Répondez en 2 phrases.
  2. Relevez deux éléments qui montrent que Lina est habituellement pressée.
  3. a) Quel est le thème de l’exposition ?
    b) Expliquez l’expression : « une voix » (à propos du carnet).
  4. Pourquoi la bibliothécaire dit-elle : « L’exposition parle de ce qu’on devine, pas de ce qu’on vole » ? Expliquez l’idée en vos mots.
  5. Quel changement se produit chez Lina à la fin du texte ? Justifiez avec un élément précis.
  6. Selon vous, que symbolise le « carnet bleu » ? Réponse argumentée (4 à 6 lignes).

Partie B — Grammaire et compétences linguistiques (30 points indicatifs)

1) Vocabulaire (6 points)

  1. Donnez un synonyme de « temporaire » (dans le contexte).
  2. Expliquez le mot « frôlé » dans : « sa curiosité avait frôlé quelque chose d’injuste ».

2) Classes et fonctions (10 points)

  1. Dans « Elle se surprit à sourire », identifiez :
    a) le verbe conjugué ; b) le sujet ; c) l’infinitif.
  2. Dans « Dans la médiathèque, le silence n’était plus un vide » :
    a) donnez la nature de « silence » ;
    b) donnez la fonction de « Dans la médiathèque ».

3) Conjugaison (6 points)

  1. Identifiez le temps des verbes : « poussa », « avait décidé », « se surprit ».
  2. Conjuguez au présent : « Lina rougit. Elle comprit. »

4) Réécriture (8 points)

Consigne : réécrivez le passage suivant en remplaçant « Lina » par « Lina et Samir ». Faites tous les accords nécessaires.

« Lina s’arrêta devant une vitrine. Elle sentit une curiosité vive. Elle imagina un écrivain pressé. »

Partie C — Dictée (10 points indicatifs)

Consigne : dictez le texte suivant. Les élèves relisent ensuite 5 minutes.

Ce matin-là, la médiathèque était calme. Lina avait posé son sac près d’une chaise et elle observait l’exposition. Des objets ordinaires racontaient pourtant de grandes histoires : un ticket froissé, une clé tordue, une photo pâlie. Elle hésita, puis elle choisit de respecter le carnet bleu.

Partie D — Rédaction (20 points indicatifs)

Choisissez un sujet (A ou B) et rédigez au moins 25 lignes.

  1. Sujet A (récit) : Imaginez ce que contient le carnet bleu, sans l’ouvrir dans le texte. Racontez comment Lina (ou un autre personnage) invente l’histoire du carnet à partir d’indices.
  2. Sujet B (réflexion) : Pensez-vous qu’il faut toujours satisfaire sa curiosité ? Discutez cette idée en donnant des exemples.

Attendus (pour réussir)

  • Un texte structuré (paragraphes, connecteurs logiques).
  • Un vocabulaire précis, des phrases correctement ponctuées.
  • Des accords vérifiés (GN, verbes, homophones courants).

Corrigé – Réponses attendues (avec barème indicatif)

Le corrigé ci-dessous est une proposition. D’autres formulations peuvent être acceptées si elles sont justes, complètes et appuyées sur le texte.

Partie A — Compréhension (40 points indicatifs)

  1. Réponse attendue : La scène se passe dans une médiathèque (bibliothèque) et elle a lieu un samedi.
    Barème : 2 points (lieu + moment).
  2. Réponse attendue (exemples) : « elle courait du collège au bus » ; « une suite de couloirs à traverser ».
    Barème : 4 points (2 citations/éléments pertinents).
  3. a) L’exposition présente des objets trouvés et invite à imaginer leur histoire.
    b) « une voix » : un carnet porte des pensées/une personnalité, comme si quelqu’un parlait à travers lui.
    Barème : 6 points (3 + 3).
  4. Réponse attendue : Elle rappelle qu’on peut imaginer à partir d’indices, mais qu’ouvrir le carnet serait une indiscrétion, une intrusion (une forme de vol de vie privée).
    Barème : 8 points (idée + explication).
  5. Réponse attendue : Lina passe d’une curiosité intrusive à une attitude respectueuse et créative ; elle choisit d’inventer plutôt que d’ouvrir (« Elle choisit de respecter… », « elle dessina… écrivit… »).
    Barème : 10 points (changement + justification).
  6. Réponse attendue (exemple) : Le carnet bleu symbolise le mystère de la vie des autres et la frontière entre curiosité et respect. Il représente aussi l’imagination : ce qu’on ignore peut devenir une histoire.
    Barème : 10 points (interprétation + arguments + lien au texte).

Partie B — Langue (30 points indicatifs)

1) Vocabulaire

  1. temporaire : provisoire / de courte durée. (3 pts)
  2. frôlé : touché de très près / failli / effleuré (au sens figuré : approché une limite morale). (3 pts)

2) Classes et fonctions

  1. « Elle se surprit à sourire » :
    a) verbe conjugué : se surprit ;
    b) sujet : Elle ;
    c) infinitif : sourire.
    (5 pts)
  2. « Dans la médiathèque, le silence n’était plus un vide » :
    a) nature de « silence » : nom commun ;
    b) fonction de « Dans la médiathèque » : complément circonstanciel de lieu (groupe prépositionnel).
    (5 pts)

3) Conjugaison

  1. « poussa » : passé simple ; « avait décidé » : plus-que-parfait ; « se surprit » : passé simple. (3 pts)
  2. Au présent : « Lina rougit. Elle comprend. » (3 pts)

4) Réécriture

Proposition de correction :

« Lina et Samir s’arrêtèrent devant une vitrine. Ils sentirent une curiosité vive. Ils imaginèrent un écrivain pressé. »

Barème indicatif : 8 points (accords + conjugaisons + pronoms).

Partie C — Dictée (10 points indicatifs)

Texte correct :

Ce matin-là, la médiathèque était calme. Lina avait posé son sac près d’une chaise et elle observait l’exposition. Des objets ordinaires racontaient pourtant de grandes histoires : un ticket froissé, une clé tordue, une photo pâlie. Elle hésita, puis elle choisit de respecter le carnet bleu.

Points de vigilance : accords (« objets ordinaires », « de grandes histoires »), homophones (« puis »), ponctuation (deux-points et liste), apostrophes/accents (« médiathèque », « d’une »).

Partie D — Rédaction (20 points indicatifs)

Barème indicatif

  • Organisation / cohérence (6 pts) : plan, paragraphes, connecteurs.
  • Richesse et précision (6 pts) : vocabulaire, idées, exemples.
  • Correction de la langue (8 pts) : accords, conjugaison, ponctuation, orthographe.

Proposition de plan — Sujet A (récit)

  1. Début : Lina observe le carnet, repère 2–3 indices (usure, étiquette, lieu où il a été trouvé).
  2. Développement : elle imagine le propriétaire, puis un événement (perte, secret, voyage, dispute).
  3. Fin : elle choisit de ne pas ouvrir ; elle transforme le mystère en création (dessin, histoire, poème).

Proposition de plan — Sujet B (réflexion)

  1. Thèse 1 : la curiosité aide à apprendre et à progresser (école, sciences, culture).
  2. Thèse 2 : il existe des limites (vie privée, indiscrétion, rumeurs).
  3. Conclusion : une curiosité utile est une curiosité respectueuse (se renseigner sans nuire).

Exemple de rédaction possible — Sujet B (texte modèle)

La curiosité est une force : elle pousse à comprendre le monde, à poser des questions et à ne pas se contenter d’une réponse facile. À l’école, elle aide à apprendre, car un élève curieux cherche des exemples, compare, vérifie. Dans la vie quotidienne, la curiosité peut aussi ouvrir à la culture : découvrir un musée, un livre ou un film permet de grandir et de mieux connaître les autres.

Pourtant, satisfaire sa curiosité n’est pas toujours une bonne idée. Certaines informations ne nous appartiennent pas : fouiller dans le téléphone d’un ami, lire un message qui n’est pas destiné à nous ou écouter une conversation privée peut blesser. Dans ces cas-là, la curiosité devient indiscrétion. Elle peut même créer des rumeurs : on croit savoir, on répète, et l’on abîme la confiance.

Selon moi, il faut donc distinguer deux curiosités. La première est utile : elle apprend, elle éclaire, elle rend plus intelligent. La seconde est dangereuse : elle envahit la vie des autres. Une curiosité respectueuse pose des questions sans forcer les portes. Elle cherche à comprendre sans voler l’intimité. C’est ainsi qu’elle devient une qualité, et non un défaut.


Grille de relecture (à cocher avant de rendre la copie)

  • ☐ J’ai mis les majuscules et la ponctuation (points, virgules, guillemets si besoin).
  • ☐ J’ai vérifié les accords dans le groupe nominal (déterminant + nom + adjectif).
  • ☐ J’ai vérifié l’accord sujet-verbe (terminaisons au présent / imparfait / passé simple).
  • ☐ J’ai vérifié les homophones (a/à, et/est, son/sont, ce/se…).
  • ☐ J’ai relu la rédaction : paragraphes, connecteurs, idées claires.

Ressources du site à consulter / imprimer (maillage interne)

Pour compléter ce sujet type, voici des pages du site avec exercices, fiches et corrigés (pratique pour réviser par compétences) :

Astuce : planifiez une semaine de révision avec 1 bloc “langue” (15 min) + 1 bloc “lecture/rédaction” (20 min) + 1 mini-dictée (5 min).

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4 sujets de brevet + corrigés détaillés + méthodologie en un seul document.

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Sujet d'entrainement n2 : texte autobiographique

Texte support

Je devais avoir onze ans lorsque mon oncle Jules décida que j'étais désormais assez grand pour l'accompagner au marché du samedi. C'était, à mes yeux, une promotion éclatante. Jusqu'alors, je restais à la maison avec ma mère, chargé de surveiller une marmite ou d'écosser des petits pois, tandis que les hommes revenaient plus tard, sentant le thym, la poussière et le tabac blond.

Ce matin-là, nous partîmes avant le soleil. Le village dormait encore sous un voile bleu, et nos pas sonnaient sur les pierres comme deux coups de marteau dans une église vide. Mon oncle marchait vite, les mains derrière le dos, avec cette gravité des gens qui savent où ils vont. Moi, je tâchais d'imiter son allure, mais je sautais malgré moi par-dessus les flaques, tant la joie me soulevait.

Au marché, je reçus d'abord une leçon de silence. Mon oncle ne parlait guère ; il regardait. Il pesait une tomate du regard, flairait un melon comme un juge instruit une affaire, puis prononçait un prix d'une voix si calme qu'on eût dit un verdict. Je compris alors qu'acheter n'était pas seulement payer : c'était choisir, comparer, résister. Quand il me confia enfin le panier, j'eus le sentiment très sérieux d'entrer dans la confrérie des hommes.

Questions de compréhension

  1. À quel moment de sa vie le narrateur se situe-t-il ?

    Réponse : Le narrateur raconte un souvenir d'enfance. Il précise qu'il avait « onze ans », ce qui montre qu'il se remémore une scène ancienne de sa jeunesse.

  2. Pourquoi cette sortie au marché est-elle importante pour lui ?

    Réponse : Cette sortie représente un passage symbolique vers le monde des adultes. Il parle d'une « promotion éclatante » et a l'impression d'« entrer dans la confrérie des hommes ».

  3. Relevez un champ lexical de la joie.

    Réponse : On peut relever « promotion éclatante », « joie », « me soulevait ». Ces expressions montrent l'enthousiasme du narrateur.

  4. Comment l'oncle Jules est-il présenté ?

    Réponse : Il est présenté comme un homme sérieux, expérimenté et sûr de lui. Il marche « avec gravité », parle peu, observe beaucoup et semble parfaitement maîtriser la situation.

  5. Que découvre le narrateur sur l'art d'acheter ?

    Réponse : Il comprend qu'acheter ne consiste pas seulement à donner de l'argent. Il faut observer, comparer, juger la qualité et négocier avec calme.

  6. Montrez que ce texte autobiographique mêle souvenir personnel et regard adulte.

    Réponse : Le texte raconte une expérience vécue à la première personne, ce qui est caractéristique de l'autobiographie. Mais le narrateur adulte interprète aussi son souvenir : il voit dans cette sortie un rite d'initiation et donne à des gestes simples une valeur symbolique.

Questions de grammaire

  1. Dans la phrase « Je devais avoir onze ans lorsque mon oncle Jules décida que j'étais désormais assez grand », relevez les verbes conjugués et donnez leur temps.

    Réponse : « devais » : imparfait de l'indicatif ; « décida » : passé simple de l'indicatif ; « étais » : imparfait de l'indicatif.

  2. Dans « le village dormait encore sous un voile bleu », quelle est la fonction du groupe « sous un voile bleu » ?

    Réponse : C'est un complément circonstanciel de lieu, au sens imagé. Il précise dans quelle atmosphère le village est décrit.

  3. Dans « Quand il me confia enfin le panier », quelle est la nature de « me » ?

    Réponse : « me » est un pronom personnel complément d'objet indirect ou direct selon l'analyse du verbe ; ici, dans « confier quelque chose à quelqu'un », il représente la personne à qui l'on confie. On peut l'analyser comme complément d'objet second.

  4. Réécrivez au présent de l'indicatif : « Nous partîmes avant le soleil. »

    Réponse : « Nous partons avant le soleil. »

Dictée

Texte de la dictée

Mon oncle avançait sans se retourner, certain que je le suivais. Je regardais les étals avec admiration, comme si chaque fruit avait été poli pendant la nuit. Les marchands criaient, riaient, discutaient, et ce vacarme me semblait la musique même du village. Pourtant, au milieu de cette agitation, mon oncle gardait son calme ; il choisissait lentement, comparait les prix et n'achetait qu'après une longue réflexion.

Correction de la dictée

Points de vigilance :

  • avançait : imparfait en -ait.
  • retourner : infinitif après « sans se ».
  • suivais : imparfait, sujet « je ».
  • étals : attention au pluriel.
  • poli : participe passé employé avec « avait été ».
  • marchands, prix : noms fréquents à bien orthographier.
  • n'achetait : négation complète avec apostrophe.

Pour progresser en dictée, vous pouvez aussi consulter des conseils de dictée pour le brevet sur Blog Orthographique.

Sujet de rédaction

Sujet : Racontez un souvenir d'enfance où vous avez eu le sentiment de grandir. Vous décrirez le lieu, les personnes présentes, vos émotions et ce que vous avez compris ce jour-là.

Plan corrigé possible

  1. Introduction du souvenir

    • Annonce du contexte : âge, saison, lieu.
    • Présentation de l'événement exceptionnel.
  2. Déroulement de la scène

    • Description du décor avec les cinq sens.
    • Actions des adultes ou des proches.
    • Réactions du narrateur enfant.
  3. Moment décisif

    • Un geste de confiance, une responsabilité, une parole marquante.
    • Émotion forte : fierté, peur, surprise, joie.
  4. Bilan final

    • Ce que le narrateur a compris.
    • Ouverture sur la manière dont ce souvenir reste vivant.

Conseils de correction

  • Utilisez la première personne pour donner de la sincérité au récit.
  • Employez surtout l'imparfait pour les descriptions et le passé simple ou le passé composé pour les actions importantes.
  • Variez le vocabulaire des émotions : fierté, trac, émerveillement, soulagement.
  • Terminez par une phrase qui montre le sens du souvenir.

Sujet d'entrainement n3 : texte poetique

Texte support : poème engagé, style inspiré de Victor Hugo

Peuple, relève-toi, la nuit n'est pas la loi,
Le fer n'a qu'un matin, la justice a sa voie.
Ils ont fermé les mains sur le pain des enfants,
Et vendu le soleil aux palais triomphants.
Mais l'aube, humble d'abord, travaille sous la cendre ;
On la croit faible encor, déjà l'on va l'entendre.
Le pauvre au seuil glacé, la veuve au front penché,
Portent plus de clarté qu'un trône bien juché.
Car le droit, qu'on insulte et qu'on chasse des places,
Revient comme la mer qui reprend ses espaces.
Tremblez, puissants du jour, vos murailles de bruit
Ne feront pas taire l'homme éveillé dans la nuit.
Un cri juste suffit pour fissurer la pierre,
Une conscience droite éclaire mieux qu'un phare.
Je vois monter demain derrière vos verrous ;
Le peuple n'est jamais si grand que debout, sans courroux.
Qu'il marche, et chaque pas, sur la route commune,
Fera tomber l'orgueil comme tombe la lune.

Questions de compréhension

  1. Quel est le thème principal du poème ?

    Réponse : Le poème dénonce l'injustice sociale et politique tout en appelant le peuple à se relever. Il s'agit d'un texte engagé.

  2. À qui le poète s'adresse-t-il dans le premier vers ?

    Réponse : Il s'adresse directement au « Peuple ». Cette apostrophe donne une force oratoire au poème.

  3. Relevez deux images qui opposent oppression et espoir.

    Réponse : L'oppression est évoquée par « la nuit », « le fer », « vos verrous ». L'espoir apparaît avec « l'aube », « le soleil », « demain ». Cette opposition structure tout le poème.

  4. Comment le poète présente-t-il les plus faibles ?

    Réponse : Les plus faibles, comme « le pauvre » et « la veuve », sont présentés avec dignité. Ils portent une vérité morale supérieure à celle des puissants.

  5. Quelle vision de l'avenir le poème propose-t-il ?

    Réponse : Il propose une vision optimiste : la justice finira par triompher, le peuple se lèvera et l'orgueil des puissants tombera.

  6. Pourquoi peut-on dire que ce poème est engagé ?

    Réponse : Le poète prend position contre l'injustice, défend les opprimés et cherche à convaincre. Il ne se contente pas d'exprimer des sentiments personnels : il veut agir par la parole.

Questions de grammaire

  1. Dans « Peuple, relève-toi », identifiez le mode du verbe.

    Réponse : « relève-toi » est à l'impératif présent. Le poète donne un ordre ou un encouragement.

  2. Dans « Ils ont fermé les mains sur le pain des enfants », quelle est la nature de « des enfants » ?

    Réponse : « des enfants » est un complément du nom « pain ». Il précise de quel pain il s'agit.

  3. Dans « Revient comme la mer qui reprend ses espaces », quelle est la nature de la proposition introduite par « qui » ?

    Réponse : C'est une proposition subordonnée relative. Elle complète l'antécédent « la mer ».

  4. Réécrivez au futur : « Un cri juste suffit pour fissurer la pierre. »

    Réponse : « Un cri juste suffira pour fissurer la pierre. »

Dictée

Texte de la dictée

Dans les temps difficiles, certains renoncent et baissent la tête. D'autres, au contraire, gardent la certitude qu'une parole sincère peut réveiller les consciences. Rien n'est plus fragile qu'un espoir naissant, mais rien n'est plus puissant lorsqu'il se partage. Ainsi les peuples apprennent-ils à transformer leur souffrance en courage.

Correction de la dictée

  • difficiles : pluriel en accord avec « temps ».
  • renoncent, baissent, gardent : verbes au présent, 3e personne du pluriel.
  • sincère : accent grave.
  • consciences : attention au groupe -sc-.
  • naissant : participe présent ou adjectif verbal selon le contexte ; ici, adjectif employé pour qualifier « espoir ».
  • partage : présent de l'indicatif.
  • peuples : pluriel.

Sujet de rédaction

Sujet : Selon vous, la poésie peut-elle défendre une cause et faire réfléchir la société ? Vous répondrez dans un développement organisé, en vous appuyant sur vos lectures, sur les textes étudiés en classe et sur votre réflexion personnelle.

Plan corrigé possible

  1. Oui, la poésie permet de dénoncer

    • Force des images et des rythmes.
    • Mémorisation plus facile qu'un discours ordinaire.
    • Exemples de poètes engagés.
  2. Elle touche aussi les émotions

    • Le lecteur ressent l'injustice.
    • La poésie donne une voix aux victimes et aux oubliés.
  3. Mais son efficacité dépend du lecteur

    • Un poème n'agit pas seul.
    • Il invite à réfléchir, à débattre, parfois à agir.
  4. Conclusion

    • Bilan clair : la poésie n'est pas seulement esthétique ; elle peut être une arme pacifique.

Pour renforcer votre culture littéraire, vous pouvez lire un rappel utile sur les figures de style, très utiles dans l'analyse des textes poétiques.

Sujet d'entrainement n4 : texte theatral

Texte support : scène de comédie, style Molière modernisé

PERSONNAGES : Monsieur Prudhomme, père autoritaire ; Léa, sa fille ; Martin, voisin rusé.

La scène se passe dans un salon.

MONSIEUR PRUDHOMME — J'ai décidé, ma fille, que ton avenir serait rangé comme mon bureau : sans surprise et sans poussière.

LÉA — Voilà un avenir bien triste, mon père. On y éternue d'avance.

MONSIEUR PRUDHOMME — La plaisanterie est une maladie de jeunesse. Elle passe quand on paie ses impôts.

MARTIN, entrant — Pardonnez mon intrusion. J'apporte votre colis, monsieur, et peut-être une idée.

MONSIEUR PRUDHOMME — Gardez votre colis ; quant à vos idées, je ne les ai point commandées.

MARTIN — C'est dommage : celles que l'on n'attend pas sont parfois les meilleures. J'entendais dire que mademoiselle devait renoncer au théâtre ?

MONSIEUR PRUDHOMME — Le théâtre ! Cet endroit où l'on s'applaudit pour avoir fait semblant !

LÉA — Et le salon, mon père ? N'est-ce pas ici que vous jouez chaque soir le rôle de l'homme toujours raisonnable ?

MARTIN — Touché.

MONSIEUR PRUDHOMME — Je ne joue point, monsieur Martin, je dirige.

MARTIN — Diriger n'est parfois qu'une manière élégante de craindre.

LÉA — Si je monte sur scène, je ne désobéis pas : j'essaie seulement d'être moi.

MONSIEUR PRUDHOMME — Être soi ! Belle formule, qui nourrit mal son monde.

MARTIN — Pourtant, empêcher sa fille de tenter sa chance, voilà qui nourrit fort bien les regrets.

MONSIEUR PRUDHOMME, hésitant — Les regrets ?

LÉA, doucement — Oui, mon père. Les vôtres, si vous m'empêchez ; les miens, si je vous obéis.

Questions de compréhension

  1. Quel conflit oppose les personnages ?

    Réponse : Le conflit porte sur l'avenir de Léa. Son père veut lui imposer une vie stable et contrôlée, tandis qu'elle souhaite faire du théâtre.

  2. Comment Léa résiste-t-elle à l'autorité de son père ?

    Réponse : Elle résiste par l'ironie et par l'argumentation. Elle répond avec esprit, puis exprime calmement son désir d'être elle-même.

  3. Quel rôle joue Martin dans la scène ?

    Réponse : Martin joue le rôle du médiateur rusé. Il intervient avec humour, soutient Léa et pousse le père à réfléchir.

  4. Pourquoi cette scène peut-elle faire rire ?

    Réponse : Elle fait rire grâce aux répliques vives, aux formules ironiques, au décalage entre le sérieux du père et l'esprit des deux autres personnages. Le comique vient aussi de la critique d'un personnage autoritaire.

  5. Relevez une phrase qui montre l'évolution de Monsieur Prudhomme.

    Réponse : « Les regrets ? » montre qu'il commence à douter. Cette courte réplique traduit une hésitation nouvelle.

  6. En quoi cette scène rappelle-t-elle la comédie classique ?

    Réponse : On y retrouve un père autoritaire, une jeune personne qui veut choisir sa vie, un personnage rusé qui aide à faire avancer l'action, ainsi que une critique des défauts humains, ici l'autoritarisme et la peur du changement.

Questions de grammaire

  1. Dans « J'ai décidé, ma fille, que ton avenir serait rangé », quelle est la nature de la proposition introduite par « que » ?

    Réponse : Il s'agit d'une proposition subordonnée conjonctive complétive, complément du verbe « ai décidé ».

  2. Dans « Cet endroit où l'on s'applaudit », quelle est la nature de « où » ?

    Réponse : « où » est un pronom relatif. Il introduit une proposition subordonnée relative et renvoie à « endroit ».

  3. Identifiez le type de phrase dans « Les regrets ? »

    Réponse : C'est une phrase interrogative, très brève, qui traduit la surprise et l'hésitation.

  4. Réécrivez au discours indirect : Léa dit : « j'essaie seulement d'être moi ».

    Réponse : Léa dit qu'elle essaie seulement d'être elle-même.

Dictée

Texte de la dictée

Le père voulait tout prévoir, persuadé qu'une vie bien organisée protège du malheur. Pourtant, sa fille sentait qu'on ne peut grandir sans prendre quelques risques. Entre l'autorité et le désir de liberté, la discussion devenait vive ; mais chacun comprenait peu à peu que l'amour exige aussi de laisser choisir.

Correction de la dictée

  • prévoir : infinitif en -oir.
  • persuadé : participe passé masculin singulier.
  • organisée : accord avec « vie ».
  • protège : accent grave.
  • quelques risques : pluriel.
  • devenait : imparfait.
  • peu à peu : locution invariable.

Sujet de rédaction

Sujet : Imaginez la suite de cette scène. Monsieur Prudhomme répond à Léa. La discussion se poursuit et évolue vers un accord... ou vers un nouveau conflit. Vous rédigerez une scène de théâtre en respectant la présentation théâtrale.

Plan corrigé possible

  1. Relance du conflit

    • Le père exprime ses peurs : échec, instabilité, regard des autres.
    • Léa répond avec détermination.
  2. Intervention de Martin

    • Une réplique comique ou rusée.
    • Il aide le père à reconnaître ses contradictions.
  3. Dénouement

    • Soit accord progressif, avec conditions.
    • Soit refus du père, mais victoire morale de Léa.
  4. Chute finale

    • Une dernière réplique spirituelle pour clore la scène.

Rappels pour bien écrire une scène

  • Écrivez le nom du personnage avant chaque réplique.
  • Ajoutez quelques didascalies entre parenthèses.
  • Faites avancer le conflit : une scène de théâtre ne doit pas rester immobile.
  • Soignez la chute finale, souvent importante dans une comédie.

Methodologie par epreuve du brevet

Comprehension

La compréhension de texte demande à la fois de la précision et de la méthode. Beaucoup d'élèves connaissent le texte, mais perdent des points parce qu'ils répondent trop vite, sans citer, ou parce qu'ils mélangent interprétation et paraphrase.

Méthode pas à pas

  1. Lire une première fois le texte en entier pour comprendre la situation générale, les personnages, le ton et le thème.
  2. Lire les questions avant une deuxième lecture : cela permet de repérer les passages utiles.
  3. Surligner les mots-clés dans les questions : « relevez », « montrez », « expliquez », « comparez ».
  4. Retourner au texte pour trouver des indices précis.
  5. Rédiger une réponse complète : une phrase entière, claire, avec le vocabulaire de la question.
  6. Justifier par une citation courte quand c'est demandé ou utile.

Pièges fréquents

  • Répondre avec un seul mot alors qu'une phrase est attendue.
  • Copier une phrase du texte sans l'expliquer.
  • Confondre relever et expliquer.
  • Oublier de citer le texte pour justifier.
  • Faire du hors-sujet en racontant son opinion personnelle.

Temps conseillé

Consacrez environ 45 à 55 minutes à la compréhension, selon la longueur du sujet. Gardez quelques minutes à la fin pour vérifier que toutes les réponses sont rédigées.

Pour vous entraîner davantage, vous pouvez consulter une méthode complète de compréhension de texte.

Grammaire

La grammaire du brevet évalue des compétences précises : classes grammaticales, fonctions, valeurs des temps, transformations, subordination, accords. Ce n'est pas une épreuve de récitation, mais d'observation et de raisonnement.

Méthode pas à pas

  1. Lire la phrase entière, pas seulement le mot demandé.
  2. Repérer le verbe conjugué principal : c'est souvent la clé de l'analyse.
  3. Identifier la nature d'un mot avant sa fonction. Exemple : « que » peut être pronom relatif ou conjonction de subordination.
  4. Poser les bonnes questions : qui ? quoi ? où ? quand ? comment ?
  5. Vérifier la cohérence de la réponse avec le contexte.

Pièges fréquents

  • Confondre nature et fonction.
  • Dire qu'un mot est « complément » sans préciser lequel.
  • Oublier que la ponctuation aide à comprendre la phrase.
  • Se tromper dans les transformations de temps ou de personne.

Temps conseillé

Prévoyez 20 à 30 minutes pour la grammaire. Si une question bloque, passez à la suivante puis revenez-y.

Dictée

La dictée mesure votre maîtrise de l'orthographe grammaticale et lexicale. Même si elle vous semble difficile, une bonne méthode permet de limiter les erreurs.

Méthode pas à pas

  1. Écouter une première fois sans écrire pour comprendre le sens général.
  2. Écrire proprement à la deuxième lecture, groupe de mots par groupe de mots.
  3. Lors de la relecture, vérifier en priorité :
    • les accords sujet-verbe ;
    • les accords dans le groupe nominal ;
    • les participes passés ;
    • les homophones grammaticaux ;
    • les terminaisons verbales.
  4. Utiliser le sens : une phrase illogique signale souvent une erreur.

Pièges fréquents

  • Confondre é, er, ait, ées.
  • Oublier un pluriel discret.
  • Écrire trop vite et sauter un mot.
  • Ne pas relire les débuts de phrase après les avoir écrits.

Temps conseillé

La dictée elle-même est courte, mais la relecture est essentielle. Gardez au moins 5 à 8 minutes pour la vérifier.

Vous pouvez compléter cet entraînement avec des rappels d'orthographe grammaticale.

Redaction

La rédaction est souvent décisive. Elle évalue l'imagination, l'organisation des idées, la qualité de la langue et le respect du sujet.

Méthode pas à pas

  1. Lire le sujet très attentivement et souligner les contraintes : type de texte, personne, temps, longueur, thème.
  2. Choisir rapidement une idée directrice.
  3. Faire un brouillon bref :
    • introduction ;
    • 2 ou 3 grandes étapes ;
    • fin claire.
  4. Rédiger en paragraphes.
  5. Varier les phrases et le vocabulaire.
  6. Relire en deux temps :
    • d'abord le contenu ;
    • ensuite l'orthographe et la ponctuation.

Pièges fréquents

  • Ne pas respecter le type de texte demandé.
  • Commencer sans plan.
  • Faire une rédaction trop courte.
  • Changer de temps sans raison.
  • Oublier les alinéas ou la présentation d'une scène de théâtre.

Temps conseillé

Réservez environ 1 heure à 1 heure 15 à la rédaction, relecture comprise. C'est un temps raisonnable pour produire un texte construit sans se précipiter.

Conseils pratiques le jour du brevet

Bien organiser les 3 heures

Une gestion simple et réaliste du temps peut faire gagner beaucoup de points. Voici une répartition efficace :

  • 5 à 10 minutes : lecture du sujet entier.
  • 45 à 55 minutes : compréhension.
  • 20 à 30 minutes : grammaire.
  • 10 minutes environ : dictée et vérification.
  • 1 heure à 1 heure 15 : rédaction.
  • 10 minutes finales : relecture générale.

Cette organisation peut varier selon vos points forts, mais il faut absolument éviter de sacrifier la rédaction ou la relecture finale.

Gérer le stress

  • Respirez lentement avant de commencer.
  • Lisez tout le sujet avant d'écrire.
  • Commencez par les questions les plus accessibles pour vous mettre en confiance.
  • Si une question bloque, laissez un espace et revenez-y.
  • Ne vous comparez pas aux autres candidats pendant l'épreuve.

Le stress n'est pas toujours un ennemi : bien utilisé, il peut vous rendre plus attentif. L'important est de le transformer en concentration.

Le matériel à prévoir

  • Convocation et pièce d'identité.
  • Stylos bleus ou noirs en plusieurs exemplaires.
  • Un correcteur si autorisé par votre établissement.
  • Des surligneurs pour repérer les consignes au brouillon.
  • Une montre si possible, pour gérer votre temps sans dépendre des autres.

Les bonnes stratégies de relecture

Une bonne relecture n'est pas une simple relecture « globale ». Il faut relire avec un objectif précis.

Relecture de compréhension et de grammaire

  • Vérifiez que vous avez répondu à toutes les questions.
  • Assurez-vous que chaque réponse est rédigée clairement.
  • Contrôlez les citations et les mots du texte recopiés.

Relecture de la rédaction

  • Vérifiez le respect du sujet.
  • Contrôlez les temps verbaux.
  • Repérez les répétitions trop nombreuses.
  • Relisez phrase par phrase pour corriger les accords.
  • Vérifiez la ponctuation et les majuscules.

Une astuce utile consiste à relire votre copie à rebours pour l'orthographe, phrase par phrase : cela aide à voir les erreurs que l'on ne remarque plus dans une lecture continue.

Les 15 erreurs les plus frequentes au brevet de francais

Erreurs en compréhension

  1. Répondre sans phrase complète

    Erreur : « Parce qu'il est triste. »

    Correction : « Le personnage agit ainsi parce qu'il est triste et se sent abandonné. »

  2. Copier le texte sans expliquer

    Erreur : « Il est "seul dans la nuit". »

    Correction : « L'expression "seul dans la nuit" montre que le personnage se sent isolé et vulnérable. »

  3. Confondre narrateur et auteur

    Erreur : « L'auteur vit cette scène. »

    Correction : « Le narrateur raconte cette scène. »

  4. Ne pas justifier une interprétation

    Erreur : « Le texte est comique. »

    Correction : « Le texte est comique grâce aux répliques ironiques et au décalage entre les personnages. »

Erreurs en grammaire

  1. Confondre nature et fonction

    Erreur : « "dans le jardin" est un complément circonstanciel » à la question sur la nature.

    Correction : nature : groupe prépositionnel ; fonction : complément circonstanciel de lieu.

  2. Identifier un verbe sans donner son temps

    Erreur : « "chantait" est un verbe. »

    Correction : « "chantait" est un verbe conjugué à l'imparfait de l'indicatif. »

  3. Mal transformer une phrase

    Erreur : « Il disait qu'il viendra. »

    Correction : « Il disait qu'il viendrait. »

  4. Oublier l'accord dans une réécriture

    Erreur : « Elles sont parti. »

    Correction : « Elles sont parties. »

Erreurs en dictée

  1. Confondre infinitif et participe passé

    Erreur : « Il a décider. »

    Correction : « Il a décidé. »

  2. Mal accorder le verbe avec son sujet

    Erreur : « Les enfants jouait. »

    Correction : « Les enfants jouaient. »

  3. Oublier les accords du groupe nominal

    Erreur : « de grande maison blanches »

    Correction : « de grandes maisons blanches »

  4. Confondre des homophones grammaticaux

    Erreur : « et » au lieu de « est », « son » au lieu de « sont ».

    Correction : relire en cherchant le sens et la fonction grammaticale.

Erreurs en rédaction

  1. Ne pas respecter le sujet

    Erreur : écrire un dialogue alors qu'un récit est demandé.

    Correction : vérifier le type de texte avant de commencer.

  2. Changer de temps en cours de texte

    Erreur : « Je marchais dans la rue et soudain je vois un chien. »

    Correction : « Je marchais dans la rue et soudain je vis un chien. » ou « ... j'ai vu un chien. »

  3. Faire une conclusion brutale ou absente

    Erreur : finir sans bilan ni chute.

    Correction : prévoir une vraie dernière phrase qui clôt le texte et lui donne du sens.

Pour travailler ces difficultés, vous pouvez consulter une sélection d'erreurs fréquentes en français.

Le brevet francais en chiffres : statistiques et reforme 2025-2026

Taux de réussite

Le diplôme national du brevet affiche depuis plusieurs années un taux de réussite global élevé, souvent situé autour de 85 % à 90 % selon les sessions, les séries et les académies. Ces chiffres montrent que l'examen est accessible à condition d'être régulier dans son travail.

Il faut toutefois nuancer :

  • la réussite au diplôme dépend du contrôle continu et des épreuves finales ;
  • les écarts entre établissements et académies existent ;
  • la note de français peut faire la différence pour l'obtention d'une mention.

Le poids du français dans l'examen

Le français reste une épreuve majeure du brevet. Il évalue des compétences centrales :

  • lire et comprendre un texte ;
  • maîtriser la langue ;
  • écrire de façon organisée ;
  • mobiliser sa culture littéraire.

Dans l'organisation récente du DNB, le français fait partie des épreuves écrites les plus importantes. Son coefficient et son barème exact peuvent être ajustés par les textes officiels, mais son poids demeure élevé dans le total final.

Repères utiles sur l'évaluation

En pratique, l'épreuve de français valorise :

  • la précision des réponses ;
  • la maîtrise de la grammaire et de l'orthographe ;
  • la capacité à rédiger un texte cohérent ;
  • la qualité de l'expression écrite.

Un élève solide en rédaction et attentif en dictée peut gagner de nombreux points, même s'il hésite sur certaines questions d'analyse.

Réforme 2025-2026 : ce qu'il faut retenir

Pour les sessions 2025-2026, les familles entendent souvent parler de « réforme ». Il faut distinguer les annonces générales et ce qui change réellement pour les candidats.

  • Maintien d'un socle de compétences : compréhension, langue, rédaction restent au cœur de l'épreuve.
  • Attention renforcée à la maîtrise de la langue : orthographe, syntaxe, précision de l'expression sont de plus en plus valorisées.
  • Lisibilité des consignes : les sujets tendent à mieux distinguer les compétences évaluées.
  • Articulation avec le contrôle continu : elle demeure essentielle dans l'obtention du diplôme.

Comme les textes officiels peuvent évoluer, il est toujours conseillé de vérifier les informations publiées par le ministère et les consignes transmises par votre collège. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que la préparation efficace repose toujours sur les mêmes bases : lire, comprendre, analyser, écrire et relire.

Tableau récapitulatif

Élément Repère général
Taux de réussite global du DNB Environ 85 % à 90 % selon les sessions
Place du français Épreuve écrite majeure
Compétences évaluées Compréhension, grammaire, dictée, rédaction
Tendance 2025-2026 Accent maintenu sur la maîtrise de la langue et la clarté des réponses

Questions frequentes sur le brevet de francais

Combien de temps dure l'épreuve de français au brevet ?

L'épreuve écrite de français dure généralement trois heures. Ce temps comprend la compréhension de texte, les questions de grammaire, la dictée et la rédaction.

Faut-il répondre par des phrases complètes aux questions de compréhension ?

Oui, il est fortement conseillé de répondre par des phrases complètes. Cela montre que vous avez compris la question et permet d'éviter des réponses trop vagues ou incomplètes.

Comment gagner des points en dictée ?

Pour gagner des points en dictée, il faut surtout relire avec méthode : accords sujet-verbe, pluriels, participes passés, homophones grammaticaux et terminaisons verbales. Une relecture ciblée est souvent plus efficace qu'une relecture rapide.

Quelle est la meilleure méthode pour réussir la rédaction ?

La meilleure méthode consiste à lire attentivement le sujet, repérer les consignes, construire un plan simple au brouillon, rédiger en paragraphes et garder du temps pour la relecture. Le respect du sujet compte autant que la qualité de la langue.

Peut-on obtenir une bonne note même si l'on n'est pas très fort en grammaire ?

Oui, c'est possible, à condition de compenser par de bonnes réponses en compréhension, une dictée soignée et surtout une rédaction organisée et claire. Mais quelques révisions ciblées en grammaire peuvent faire gagner des points précieux.

Pour compléter votre préparation, n'hésitez pas à consulter nos autres ressources sur le brevet de français, ainsi que nos fiches de conjugaison et nos rappels de grammaire française. Avec de l'entraînement et une méthode régulière, vous pouvez progresser rapidement et aborder l'épreuve avec confiance.

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