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Cordialement ou bien cordialement dans un mail

Une hésitation au moment de signer votre mail ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul ! Entre Cordialement et Bien cordialement, la nuance peut sembler mince, mais elle fait parfois toute la différence sur le plan relationnel.

Auteur
Éloi Martin
4 novembre 2025 0 min

Éloi Martin, auteur et pédagogue, transforme l’orthographe en jeu grâce à des astuces claires, des dictées chantées et des fiches à télécharger.

Une hésitation au moment de signer votre mail ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul ! Entre Cordialement et Bien cordialement, la nuance peut sembler mince, mais elle fait parfois toute la différence sur le plan relationnel. Choisir la bonne formule de politesse ne relève pas seulement de l’orthographe : c’est aussi une question d’usage, d’intention et de contexte.

La langue française regorge d’expressions subtiles qui influencent la perception de votre message. Un mot en trop, une tournure légèrement différente, et voilà le ton qui change. L’essentiel ? Trouver l’expression juste, adaptée à chaque situation – professionnelle ou personnelle – pour éviter les maladresses et écrire avec confiance. À vous les formules qui font mouche !

Comprendre la différence entre 'Cordialement' et 'Bien cordialement'

Un mot glissé en bas d’un mail, et soudain le doute : faut-il écrire 'Cordialement' ou 'Bien cordialement' ? Si la question semble anodine, elle agite pourtant souvent le bout de nos claviers. Les deux formules sont fréquentes, mais leur nuance peut faire la différence… surtout dans le monde des mails professionnels, ou même pour une lettre à l’enseignant ou au voisin.

'Cordialement', c’est la sobriété incarnée. Cette formule de politesse conclut le message sans fioritures : neutre, professionnelle, passe-partout. Adaptée à la plupart des échanges — du mail d’ordre administratif à la réponse à un collègue, elle ne force aucun sourire mais ne froisse personne.

'Bien cordialement' apporte une touche de chaleur supplémentaire. Le petit “bien” donne l’impression d’un léger accent d’amabilité. La formule reste professionnelle, mais paraît parfois plus « impliquée », comme un clin d’œil amical dans la sobriété. Elle est souvent employée lorsque l’on veut montrer un minimum d’empathie ou souligner une relation cordiale déjà installée.

Sur le plan de l’usage, 'Cordialement' s’adresse à des interlocuteurs inconnus, à une hiérarchie ou à tout échange où l’on préfère garder de la distance. 'Bien cordialement' se glisse plutôt dans les échanges réguliers, entre pairs, ou lorsque l’on a déjà eu des interactions positives.

Mais, et c’est là que la langue nous amuse : ni l’une ni l’autre n’est une garantie absolue d’élégance ou de politesse ! Ces formules sont des usages, des habitudes influencées par notre contexte, par la relation et même par l’état d’esprit du jour.

D’où viennent ces formules ? (petite histoire et étymologie)

Remontons le fil du langage… 'Cordialement' vient du latin ‘cor, cordis’, le cœur. Littéralement, répondre « cordialement », c’est ouvrir son message avec le cœur, certes à petite dose, mais avec sincérité. L’évolution du mot en français a glissé de l’affectif (« cordial » : amical, chaleureux) vers une simplicité presque mécanique, surtout dans les mails où tout va vite.

Le “bien” ajouté devant — 'Bien cordialement' — fonctionne comme un amplificateur discret. On pourrait l’imaginer ainsi : “Je vous adresse mes sentiments du cœur, et j’appuie un tout petit peu plus sur cette gentillesse, mais sans extravagance.” Cependant, ne vous y trompez pas, la chaleur du cœur s’est souvent perdue dans le battement rapide des mails professionnels, laissant la formule glisser vers la neutralité.

Il est fascinant de constater que plus une formule de politesse devient courante, plus elle perd en intensité affective. 'Cordialement' n’est plus un vœu du cœur, c’est parfois juste « la fin obligatoire »… jusqu’à ce que vous choisissiez de la manipuler à votre manière pour redonner du sens à vos messages !

Choisir la bonne formule : critères et contextes d’utilisation

Vous hésitez devant l’écran, main sur la souris, prêt à cliquer sur « Envoyer ». Quelle formule sélectionner ? Tout dépend de votre interlocuteur, du sujet de votre mail, et du degré de familiarité ou de distance que vous souhaitez instaurer.

La règle générale : 'Cordialement' pour les échanges professionnels formels, avec des inconnus, ou lorsque la neutralité est de mise. 'Bien cordialement' quand la relation est déjà cordiale, ou si vous voulez apporter un brin de chaleur sans tomber dans l’affectif.

Attention, la hiérarchie joue un rôle crucial. À un supérieur, privilégiez la sobriété ; à un collègue connu ou un partenaire de confiance, un “bien cordialement” sera perçu comme un plus.

Contexte 'Cordialement' 'Bien cordialement'
Mail à un inconnu OUI Évitez
Message à la hiérarchie OUI Possible si relation installée
Collègue ou partenaire régulier OK OUI
Courrier personnel Acceptable OUI
Réponse rapide / accusé Parfait Moins courant

Erreur fréquente : vouloir surenchérir avec « très cordialement » ou accumuler les formules jusqu’à l’artificialité. Restez simple, naturel, et surtout cohérent avec votre ton habituel.

Astuces mnémotechniques : pensez à la météo de la relation ! Si le ciel est nuageux (nouvelle relation, contexte formel), 'cordialement' suffit. Si le soleil pointe (relation chaleureuse, déjà cultivée), passez au 'bien cordialement'.

Mails pro, échanges personnels, relations hiérarchiques : cas pratiques

  • Cas 1 : Mail à l’administration de l’université
    « Bonjour Madame,
    Je vous adresse ma demande d’attestation…
    Cordialement,
    Louis Martin »
    Formalisme, neutralité, pas d’emphase.
  • Cas 2 : Message à un collègue connu
    « Bonjour Claire,
    Merci pour ton retour rapide !
    Bien cordialement,
    Louis »
    Relation établie, petit geste de connivence sans perdre le professionnalisme.
  • Cas 3 : Email à votre responsable
    « Bonjour Monsieur Dupont,
    Je vous transmets les documents demandés.
    Cordialement,
    Émilie »
    La distance hiérarchique invite à la sobriété.
  • Cas 4 : Risque de sur-politesse ou message piégé :
    Multiplier les adjectifs : « Très sincèrement et très cordialement » peut être perçu comme forcé, voire ironique si le ton du mail ne suit pas. À éviter pour rester crédible.
  • Astuce terrain : si vous doutez, relisez votre mail en vous demandant : « Et si je disais cela à voix haute devant mon destinataire ? » L’embarras ressenti est généralement un bon indicateur…

La vidéo : l’histoire et l’usage de 'cordialement' expliqués en images

Parfois, une explication en images vaut mieux qu’une longue phrase : la vidéo TikTok ci-dessous plonge au cœur de l’histoire du mot 'cordialement'. On y découvre son origine latine, son usage moderne, et pourquoi de nombreux experts recommandent de réfléchir avant d’utiliser la formule trop automatiquement.

Regardez la vidéo après avoir parcouru les bases de l’article. Elle vous aidera à ancrer la notion dans la mémoire visuelle, à mieux percevoir le glissement de sens et à dédramatiser la tentation du « copier-coller » de formules dans vos mails quotidiens.

Alternatives à 'Cordialement' et 'Bien cordialement' : comment varier vos formules

La langue française regorge de formules de politesse : il serait dommage de se limiter à “cordialement” ou “bien cordialement” jusqu’à l’usure. Quand le contexte change, ou pour éviter la routine, voici des alternatives crédibles… et leurs meilleurs usages !

  • 'Bien à vous' : Parfait pour un ton à la fois professionnel et chaleureux. S’utilise beaucoup dans les environnements francophones hors France (Belgique, Suisse).
  • 'Sincèrement' : Idéal pour clore un message où vous exprimez une opinion, une recommandation, ou une demande de manière honnête.
  • 'Respectueusement' : À réserver aux situations très formelles, ou lorsqu’un respect hiérarchique strict est attendu (réponse à une autorité, requête solennelle).
  • 'Salutations distinguées' : Plus classique, mais encore d’actualité dans les courriers administratifs ou officiels. Attention à l’inflation (“très” ou “plusieurs salutations”) qui tourne vite à la caricature.

Mémo : À éviter dans le pro : 'Bisous', 'A+', 'Passe une bonne journée !' sauf s’il s’agit d’un message à un proche, ou si l’ambiance est explicitement informelle entre collègues.

Choisir la bonne alternative, c’est d’abord sentir le lien que vous avez avec le destinataire. Si vous hésitez, restez sur les formulations neutres ou testez les variantes une à une, selon les retours reçus. Un peu de variété, et votre correspondance devient vivante !

Une astuce pour ne plus hésiter à la fin de vos mails

Astuce mnémotechnique : Imaginez que la formule de politesse est le « chapeau » de votre mail. Si le message est neutre et pratique, gardez le bob simple : 'Cordialement'. Si votre mail est plus chaleureux, mettez-lui le béret : 'Bien cordialement'. Pour varier, sortez la casquette : 'Bien à vous', 'Respectueusement'…

Pour ne pas tomber dans le piège du copier-coller, chantez mentalement la dernière phrase du mail sur l’air de « Frère Jacques ». Si ça sonne faux, revezrez la formule. Cette manipulation auditive détourne votre cerveau des automatismes : elle aide à garder le naturel et l’authenticité, tout en évitant la redondance.

À imprimer et coller près de votre écran : “Politesse = sincérité + contexte. Une erreur sera toujours rattrapée par un vrai mot, un merci, une phrase sur mesure. Variez, osez, jouez !”

Faut-il une virgule après 'Cordialement' ou 'Bien cordialement' ?

Oui, il est recommandé d’ajouter une virgule juste après « Cordialement » ou « Bien cordialement » dans la plupart des courriels et lettres. En pratique, l’omission de la virgule reste tolérée dans les mails informels ou lors d’échanges courts entre collègues. Pour un rendu plus soigné ou si vous hésitez, placez toujours la virgule : cela marque la politesse et clarifie visuellement la fin du message.

Peut-on utiliser 'Bien cordialement' dans une lettre manuscrite formelle ?

Non, « Bien cordialement » n’est pas adapté à une lettre manuscrite formelle. Cette formule appartient surtout au registre des mails professionnels modernes. Pour une lettre papier adressée à un supérieur, une administration ou un inconnu, privilégiez plutôt des expressions traditionnelles comme « Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées ». Utilisez « Bien cordialement » uniquement si votre relation avec le destinataire est déjà établie et informelle.

Existe-t-il des formules à éviter absolument dans le milieu professionnel ?

Oui, certaines formules sont à proscrire dans un contexte professionnel. Bannissez tout ce qui relève du registre familier (« Bisous », « A+ », « À bientôt ! ») ou affectif. Méfiez-vous aussi de la surenchère (« Très cordialement », « Avec toute ma considération ») : trop de politesse peut sembler forcé ou ironique. Enfin, évitez d’utiliser simplement votre prénom sans formule finale : cela manque de clarté et peut être mal perçu.

L’essentiel à retenir pour bien conclure vos mails

Cordialement ou Bien cordialement, aucune des deux formules n’est figée : tout dépend du contexte et de votre interlocuteur. Privilégiez la cohérence entre le ton du message et votre intention.

Savoir choisir la bonne formule, c’est avant tout miser sur la clarté et la sincérité. Vous gagnez ainsi en assurance tout en cultivant des échanges respectueux et adaptés à chaque situation.

N’ayez pas peur d’expérimenter ni même de tester des alternatives lorsque cela s’y prête ! La langue française est vivante : plus on joue avec elle, plus elle devient accessible… y compris pour ceux qui redoutent l’orthographe ou craignent l’impersonnalité.

L’erreur n’est jamais fatale : osez personnaliser vos messages, retenez ce qui fonctionne le mieux pour vous… et faites de chaque mail un petit terrain d’apprentissage ludique.

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