Vous êtes-vous déjà retrouvé bloqué devant une phrase du type : « Je croyais qu’il viendra… ou venait ? » La concordance des temps ressemble parfois à un casse-tête, même pour les plus motivés. Pourtant, il ne s’agit ni d’une magie réservée aux experts ni d’un piège inventé pour perdre les élèves.
Ici, pas de jargon inutile : on joue avec la conjugaison, on comprend pourquoi telle règle d’accord existe et comment l’appliquer sans hésiter. En découvrant les mécanismes qui relient la principale à la subordonnée, vous allez voir que chaque phrase complexe devient lisible… et même amusante à construire. Prêt à transformer les pièges en terrain de jeu ? On y va pas à pas, avec astuces et exemples qui collent au quotidien.
Qu'est-ce que la concordance des temps ?
La concordance des temps, c’est un peu comme faire danser deux personnages sur la même musique : le temps du verbe dans la phrase principale impose le rythme, et celui de la subordonnée doit s’accorder pour former une phrase harmonieuse. À chaque fois que vous écrivez une phrase complexe – par exemple, “Je pensais qu’il viendrait” – vous reliez deux morceaux de sens. Le choix du temps dans la seconde partie dépend de celui de la première. C’est cette synchronisation grammaticale que l’on appelle la concordance des temps.
On doit s’en soucier dès qu’on invente des histoires, qu’on rapporte des propos ou qu’on formule des hypothèses. Bref, dès que deux (ou plus) temps verbaux cohabitent dans une même phrase liée par une subordonnée : “Je crois qu’il réussira”, “Si j’avais su, j’aurais agi autrement”.
Retenez : dès que vous tissez une phrase un peu plus longue que “Le chat dort”, la concordance pointera le bout de son nez. Et la magie, c’est qu’il suffit d’en comprendre la logique pour ne plus jamais s’emmêler !
Pourquoi la concordance des temps est-elle essentielle en français ?
Imaginez un récit où les temps se mélangent, comme une horloge déréglée. Ce serait le chaos ! Respecter la concordance des temps, c’est garantir que votre lecteur comprenne quand se déroule chaque action, sans confusion.
En français, une seule erreur de temps peut changer le sens d’une phrase : “Je savais qu’il vient demain” (faute qui trouble le sens) au lieu de “Je savais qu’il viendrait demain”. Or, dans un devoir scolaire (ou un mail important), une mauvaise concordance peut semer le doute, voire déclencher des quiproquos mémorables.
Utiliser la concordance des temps, c’est rendre votre message clair, précis et irréprochable.
Les règles de base de la concordance des temps
La grande règle du jeu : le temps de la proposition principale détermine celui de la proposition subordonnée. Détail amusant : chaque “époque” de la phrase possède ses partenaires favoris !
Voici les paires les plus courantes :
- Si la principale est au présent ou au futur : la subordonnée peut prendre le présent, le futur ou le passé composé.
Exemple : “Je pense qu’il vient demain.” / “Je penserai qu’il sera venu.” - Si la principale est au passé (imparfait, passé simple, plus-que-parfait) : la subordonnée préfère l’imparfait, le conditionnel présent ou le plus-que-parfait.
Exemple : “Il disait qu’il viendrait.” / “Elle croyait qu’ils avaient fini.” - Le conditionnel s’invite lors des hypothèses : “Si j’avais su, j’aurais agi autrement.”
Astuce mentale : imaginez deux wagons reliés : le premier roule à une vitesse (le temps de la principale) et le second suit naturellement la cadence. Pour chaque type de phrase, mémorisez la “vitesse” idéale du second wagon.
Tableau synthétique de la concordance des temps
| Temps de la principale | Temps de la subordonnée | Exemple |
|---|---|---|
| Présent | Présent, futur, passé composé | Je pense qu'il vient / viendra / est venu |
| Futur | Futur simple, passé composé | Je dirai qu'il viendra / est venu |
| Imparfait / Passé simple | Imparfait, conditionnel présent, plus-que-parfait | Il croyait qu'il venait / viendrait / était venu |
| Plus-que-parfait | Plus-que-parfait, conditionnel passé | Elle avait dit qu'il était venu / serait venu |
Pensez à consulter ou même imprimer ce tableau pour l’avoir sous les yeux lors de vos entraînements !
Astuce mnémotechnique : comment retenir la concordance des temps ?
Petite astuce chantée : fredonnez la mélodie “Frère Jacques” et adaptez ces paroles-répères : “Présent appelle présent, / passé cherche égal / au passé (imparfait), / ou bien condition-nel /… tout va bien, tout va bien !”
Version visuelle : dessinez une flèche entre la principale et la subordonnée, collez une étiquette “maintenant” (présent/futur) ou “hier” (passé) sur chaque ; associez les couleurs. Cette “bande dessinée de la phrase” matérialise l’accord invisible.
L’efficacité est dans la manipulation : plus vous chantez ou dessinez la règle, plus elle s’ancre profondément. Ce petit effort créatif vaut bien un livre de conjugaison laborieux, non ?
La concordance des temps en action : des exemples concrets
Rien de tel que des situations réelles pour ancrer la règle !
- En récit : “Hier, Pierre a dit qu’il allait partir” (pas “va partir”) : raconter le passé appelle un temps passé dans la subordonnée.
- À l’oral entre amis : “Je pense qu’il va venir ce soir.” (présent – futur proche), parfaitement correct.
- Dans un devoir : “Marie croyait qu’elle réussirait son examen.” Ici, l’imparfait “croyait” impose le conditionnel “réussirait”.
Parfois, la coutume, surtout à l’oral, est plus floue. Mais souvenez-vous : à l’écrit, surtout en français académique, la règle est intransigeante.
Erreurs courantes et comment les corriger
- Erreur : “Il pensait qu’il venait demain.”
Piège : le présent “vient” ne suit pas l’imparfait “pensait”.
Correction : “Il pensait qu’il viendrait demain.” - Erreur : “Je savais que tu viens.”
Piège : le temps du verbe subordonné n’est pas harmonisé.
Correction : “Je savais que tu venais.” - Erreur fréquente avec le conditionnel : “Si j’aurais su, j’aurais aidé.”
Correction : “Si j’avais su, j’aurais aidé.” (Jamais de conditionnel après “si”!)
Les pièges viennent souvent de la tentation d’écrire comme on parle… mais à l’écrit, les wagons doivent rester accrochés à la bonne locomotive !
Ressource vidéo : un rappel visuel pour tout comprendre
Besoin d’un coup d’œil pour fixer toutes ces règles ? La vidéo pédagogique ci-dessous reprend la notion étape par étape, avec des exemples parlés, illustrés, chantés… et parfois même mimés ! C’est l’alliée idéale juste avant de passer aux exercices ou de réviser : on visualise, on écoute… et la mémorisation devient plus facile.
Regardez-la autant de fois que nécessaire, pour consolider vos acquis avant de défier vos stylos !
Mise en pratique : exercices rapides pour progresser
- Complétez la phrase : “Hier, Léa a dit qu’elle ________ (venir) demain.”
Réponse : viendrait - Choisissez le bon temps : “Il croyait que ses amis (rentrer) tard.”
Réponse : rentreraient - Dictée minute : “Je savais que tu finirais par comprendre.” (Écoutez, écrivez, vérifiez la concordance!)
- Défi du jour : inventez une histoire en trois phrases, chaque phrase introduit une nouvelle subordonnée. Relisez-vous : vos temps sont-ils bien accordés ?
- Exercice-jeu : mimez une action passée et une actuelle, demandez à quelqu’un de formuler des phrases avec la bonne concordance : “Je croyais que tu dansais” / “Je crois que tu danses”.
L’idéal : refaire ces exercices, les transformer à votre sauce, et les relire à voix haute. C’est en s’exerçant peu mais souvent que la concordance devient un réflexe !
La concordance des temps est-elle la même à l'oral et à l'écrit ?
Concordance des temps : quelle différence avec l’accord du participe passé ?
Existe-t-il des exceptions à la concordance des temps ?
Où trouver un tableau/imprimable pour réviser ?
Progresser pas à pas avec la concordance des temps
Mémoriser la concordance des temps se fait étape par étape : chaque erreur est une opportunité pour mieux comprendre le mécanisme entre principale et subordonnée. Gardez confiance dans votre capacité à progresser.
Pensez à relire régulièrement le tableau synthétique et utilisez les astuces mnémotechniques dès que le doute s’installe. Plus vous manipulez concrètement les exemples, plus votre choix de temps deviendra naturel.
N’hésitez pas à pratiquer un peu chaque jour : c’est en s’exerçant régulièrement qu’on ancre durablement les bonnes réflexes. Si une difficulté persiste ou si une question surgit, venez échanger ici – ce chemin se parcourt ensemble.
L’essentiel reste de garder le plaisir d’apprendre : chaque progrès compte et rend l’orthographe vivante. Osez essayer, rire de vos hésitations et profitez du jeu… Les résultats suivront !