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La concordance des temps expliquée simplement

Vous êtes-vous déjà retrouvé bloqué devant une phrase du type : « Je croyais qu’il viendra… ou venait ?

Auteur
Éloi Martin
4 novembre 2025 0 min

Éloi Martin, auteur et pédagogue, transforme l’orthographe en jeu grâce à des astuces claires, des dictées chantées et des fiches à télécharger.

Vous êtes-vous déjà retrouvé bloqué devant une phrase du type : « Je croyais qu’il viendra… ou venait ? » La concordance des temps ressemble parfois à un casse-tête, même pour les plus motivés. Pourtant, il ne s’agit ni d’une magie réservée aux experts ni d’un piège inventé pour perdre les élèves.

Ici, pas de jargon inutile : on joue avec la conjugaison, on comprend pourquoi telle règle d’accord existe et comment l’appliquer sans hésiter. En découvrant les mécanismes qui relient la principale à la subordonnée, vous allez voir que chaque phrase complexe devient lisible… et même amusante à construire. Prêt à transformer les pièges en terrain de jeu ? On y va pas à pas, avec astuces et exemples qui collent au quotidien.

Qu'est-ce que la concordance des temps ?

La concordance des temps, c’est un peu comme faire danser deux personnages sur la même musique : le temps du verbe dans la phrase principale impose le rythme, et celui de la subordonnée doit s’accorder pour former une phrase harmonieuse. À chaque fois que vous écrivez une phrase complexe – par exemple, “Je pensais qu’il viendrait” – vous reliez deux morceaux de sens. Le choix du temps dans la seconde partie dépend de celui de la première. C’est cette synchronisation grammaticale que l’on appelle la concordance des temps.

On doit s’en soucier dès qu’on invente des histoires, qu’on rapporte des propos ou qu’on formule des hypothèses. Bref, dès que deux (ou plus) temps verbaux cohabitent dans une même phrase liée par une subordonnée : “Je crois qu’il réussira”, “Si j’avais su, j’aurais agi autrement”.

Retenez : dès que vous tissez une phrase un peu plus longue que “Le chat dort”, la concordance pointera le bout de son nez. Et la magie, c’est qu’il suffit d’en comprendre la logique pour ne plus jamais s’emmêler !

Pourquoi la concordance des temps est-elle essentielle en français ?

Imaginez un récit où les temps se mélangent, comme une horloge déréglée. Ce serait le chaos ! Respecter la concordance des temps, c’est garantir que votre lecteur comprenne quand se déroule chaque action, sans confusion.

En français, une seule erreur de temps peut changer le sens d’une phrase : “Je savais qu’il vient demain” (faute qui trouble le sens) au lieu de “Je savais qu’il viendrait demain”. Or, dans un devoir scolaire (ou un mail important), une mauvaise concordance peut semer le doute, voire déclencher des quiproquos mémorables.

Utiliser la concordance des temps, c’est rendre votre message clair, précis et irréprochable.

Les règles de base de la concordance des temps

La grande règle du jeu : le temps de la proposition principale détermine celui de la proposition subordonnée. Détail amusant : chaque “époque” de la phrase possède ses partenaires favoris !

Voici les paires les plus courantes :

  • Si la principale est au présent ou au futur : la subordonnée peut prendre le présent, le futur ou le passé composé.
    Exemple : “Je pense qu’il vient demain.” / “Je penserai qu’il sera venu.”
  • Si la principale est au passé (imparfait, passé simple, plus-que-parfait) : la subordonnée préfère l’imparfait, le conditionnel présent ou le plus-que-parfait.
    Exemple : “Il disait qu’il viendrait.” / “Elle croyait qu’ils avaient fini.”
  • Le conditionnel s’invite lors des hypothèses : “Si j’avais su, j’aurais agi autrement.”

Astuce mentale : imaginez deux wagons reliés : le premier roule à une vitesse (le temps de la principale) et le second suit naturellement la cadence. Pour chaque type de phrase, mémorisez la “vitesse” idéale du second wagon.

Tableau synthétique de la concordance des temps

Temps de la principale Temps de la subordonnée Exemple
Présent Présent, futur, passé composé Je pense qu'il vient / viendra / est venu
Futur Futur simple, passé composé Je dirai qu'il viendra / est venu
Imparfait / Passé simple Imparfait, conditionnel présent, plus-que-parfait Il croyait qu'il venait / viendrait / était venu
Plus-que-parfait Plus-que-parfait, conditionnel passé Elle avait dit qu'il était venu / serait venu

Pensez à consulter ou même imprimer ce tableau pour l’avoir sous les yeux lors de vos entraînements !

Astuce mnémotechnique : comment retenir la concordance des temps ?

Petite astuce chantée : fredonnez la mélodie “Frère Jacques” et adaptez ces paroles-répères : “Présent appelle présent, / passé cherche égal / au passé (imparfait), / ou bien condition-nel /… tout va bien, tout va bien !”

Version visuelle : dessinez une flèche entre la principale et la subordonnée, collez une étiquette “maintenant” (présent/futur) ou “hier” (passé) sur chaque ; associez les couleurs. Cette “bande dessinée de la phrase” matérialise l’accord invisible.

L’efficacité est dans la manipulation : plus vous chantez ou dessinez la règle, plus elle s’ancre profondément. Ce petit effort créatif vaut bien un livre de conjugaison laborieux, non ?

La concordance des temps en action : des exemples concrets

Rien de tel que des situations réelles pour ancrer la règle !

  • En récit : “Hier, Pierre a dit qu’il allait partir” (pas “va partir”) : raconter le passé appelle un temps passé dans la subordonnée.
  • À l’oral entre amis : “Je pense qu’il va venir ce soir.” (présent – futur proche), parfaitement correct.
  • Dans un devoir : “Marie croyait qu’elle réussirait son examen.” Ici, l’imparfait “croyait” impose le conditionnel “réussirait”.

Parfois, la coutume, surtout à l’oral, est plus floue. Mais souvenez-vous : à l’écrit, surtout en français académique, la règle est intransigeante.

Erreurs courantes et comment les corriger

  • Erreur : “Il pensait qu’il venait demain.”
    Piège : le présent “vient” ne suit pas l’imparfait “pensait”.
    Correction : “Il pensait qu’il viendrait demain.”
  • Erreur : “Je savais que tu viens.”
    Piège : le temps du verbe subordonné n’est pas harmonisé.
    Correction : “Je savais que tu venais.”
  • Erreur fréquente avec le conditionnel : “Si j’aurais su, j’aurais aidé.”
    Correction : “Si j’avais su, j’aurais aidé.” (Jamais de conditionnel après “si”!)

Les pièges viennent souvent de la tentation d’écrire comme on parle… mais à l’écrit, les wagons doivent rester accrochés à la bonne locomotive !

Ressource vidéo : un rappel visuel pour tout comprendre

Besoin d’un coup d’œil pour fixer toutes ces règles ? La vidéo pédagogique ci-dessous reprend la notion étape par étape, avec des exemples parlés, illustrés, chantés… et parfois même mimés ! C’est l’alliée idéale juste avant de passer aux exercices ou de réviser : on visualise, on écoute… et la mémorisation devient plus facile.

Regardez-la autant de fois que nécessaire, pour consolider vos acquis avant de défier vos stylos !

Mise en pratique : exercices rapides pour progresser

  • Complétez la phrase : “Hier, Léa a dit qu’elle ________ (venir) demain.”
    Réponse : viendrait
  • Choisissez le bon temps : “Il croyait que ses amis (rentrer) tard.”
    Réponse : rentreraient
  • Dictée minute : “Je savais que tu finirais par comprendre.” (Écoutez, écrivez, vérifiez la concordance!)
  • Défi du jour : inventez une histoire en trois phrases, chaque phrase introduit une nouvelle subordonnée. Relisez-vous : vos temps sont-ils bien accordés ?
  • Exercice-jeu : mimez une action passée et une actuelle, demandez à quelqu’un de formuler des phrases avec la bonne concordance : “Je croyais que tu dansais” / “Je crois que tu danses”.

L’idéal : refaire ces exercices, les transformer à votre sauce, et les relire à voix haute. C’est en s’exerçant peu mais souvent que la concordance devient un réflexe !

La concordance des temps est-elle la même à l'oral et à l'écrit ?

Non, il existe des différences entre l’oral et l’écrit. À l’oral, vous pouvez entendre des constructions plus souples ou des mélanges de temps, surtout dans un contexte informel ou lors de récits spontanés. À l’écrit, notamment pour les devoirs scolaires ou les textes professionnels, il est essentiel de respecter strictement la concordance des temps pour garantir la clarté et la correction grammaticale. Pensez toujours à adapter votre niveau d’exigence au contexte : relâchement permis à l’oral, rigueur exigée à l’écrit.

Concordance des temps : quelle différence avec l’accord du participe passé ?

La concordance des temps concerne le choix du temps verbal dans une subordonnée, en fonction de celui utilisé dans la proposition principale. L’accord du participe passé, lui, règle uniquement la terminaison du verbe (ex : « mangé », « partie ») selon le sujet ou le complément. Pour ne pas confondre : la concordance se réfléchit quand vous combinez deux phrases ; l’accord du participe passé s’applique lors de la conjugaison d’un seul verbe, souvent dans les temps composés. Vérifiez toujours quelle règle vous devez appliquer avant de corriger une faute !

Existe-t-il des exceptions à la concordance des temps ?

Oui, il existe plusieurs exceptions ou aménagements. Certains auteurs choisissent délibérément un autre temps pour créer un effet littéraire ou marquer une rupture. Les subordonnées introduites par « si » suivent parfois leurs propres règles (« Si j’avais su… »). Dans certaines expressions figées (« Il fallait que tu viennes »), le choix du temps dépend plus de l’usage que de la logique pure. Si vous hésitez face à une phrase étrange, vérifiez si elle relève d’un cas exceptionnel ou d’une tournure très courante.

Où trouver un tableau/imprimable pour réviser ?

Vous pouvez utiliser le tableau synthétique proposé dans cet article : copiez-le ou imprimez-le pour vos révisions quotidiennes. Si besoin d’autres supports visuels ou PDF prêts à imprimer, recherchez en ligne « concordance des temps tableau PDF » : plusieurs ressources pédagogiques gratuites sont disponibles sur les sites éducatifs et forums spécialisés en français. Pensez aussi aux applications mobiles de conjugaison qui proposent parfois ce type de synthèse. L’essentiel est d’avoir sous les yeux un repère clair adapté à votre niveau.

Progresser pas à pas avec la concordance des temps

Mémoriser la concordance des temps se fait étape par étape : chaque erreur est une opportunité pour mieux comprendre le mécanisme entre principale et subordonnée. Gardez confiance dans votre capacité à progresser.

Pensez à relire régulièrement le tableau synthétique et utilisez les astuces mnémotechniques dès que le doute s’installe. Plus vous manipulez concrètement les exemples, plus votre choix de temps deviendra naturel.

N’hésitez pas à pratiquer un peu chaque jour : c’est en s’exerçant régulièrement qu’on ancre durablement les bonnes réflexes. Si une difficulté persiste ou si une question surgit, venez échanger ici – ce chemin se parcourt ensemble.

L’essentiel reste de garder le plaisir d’apprendre : chaque progrès compte et rend l’orthographe vivante. Osez essayer, rire de vos hésitations et profitez du jeu… Les résultats suivront !

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