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Conjonction de coordination : cours complet et facile

On les apprend très tôt, on les récite parfois comme une comptine — mais, ou, et, donc, or, ni, car — puis on les oublie un peu.

Auteur
Éloi Martin
4 novembre 2025 0 min

Éloi Martin, auteur et pédagogue, transforme l’orthographe en jeu grâce à des astuces claires, des dictées chantées et des fiches à télécharger.

On les apprend très tôt, on les récite parfois comme une comptine — mais, ou, et, donc, or, ni, car — puis on les oublie un peu. Pourtant, la conjonction de coordination joue un rôle décisif dans la clarté d’une phrase. Elle relie, oppose, ajoute, explique. Et quand elle est mal employée, le sens bascule vite, parfois sans qu’on s’en rende compte.

Si vous cherchez une définition simple, la liste complète des conjonctions de coordination, des exemples concrets et la différence avec la subordination, vous êtes au bon endroit. En grammaire française, ces mots de liaison paraissent élémentaires ; en réalité, ils structurent le lien logique entre les idées avec une précision redoutable.

Un détail amusant : la fameuse série mais ou et donc or ni car est si connue qu’elle sert souvent d’astuce mnémotechnique à l’école, alors que beaucoup d’adultes seraient incapables d’expliquer précisément la nuance entre car et donc. C’est justement là que les choses deviennent intéressantes.

Définition de la conjonction de coordination

La conjonction de coordination est un mot invariable qui sert à relier deux mots, deux groupes de mots, deux propositions ou parfois deux phrases de même fonction grammaticale.

Elle établit un lien logique entre les éléments qu’elle unit : addition, opposition, choix, conséquence, explication, exclusion.

Exemples :

  • Paul et Marie arrivent.
  • Tu viens, ou tu restes ?
  • Il voulait sortir, mais il pleuvait.

Le point essentiel, c’est celui-ci : une conjonction de coordination ne subordonne pas. Elle ne crée pas de dépendance grammaticale entre les deux éléments. Elle les met sur un plan équivalent. C’est ce qui la distingue de la conjonction de subordination, étudiée dans notre cours sur la conjonction de subordination.

Petit fait peu connu : or n’exprime pas ici la matière précieuse. Dans la langue grammaticale, il introduit le plus souvent une transition logique, souvent proche de or justement ou eh bien. C’est sans doute la conjonction la moins bien maîtrisée du groupe.

Conjonction de coordination : tableau récapitulatif des 7 mots de liaison

Conjonction de coordination Sens principal Emploi Exemple
mais Opposition, restriction Met en contraste deux idées Il est jeune, mais très expérimenté.
ou Choix, alternative Propose une possibilité parmi d’autres Tu viens ce soir ou demain matin ?
et Addition Ajoute un élément, une action ou une idée Elle lit et prend des notes.
donc Conséquence Tire une conclusion logique Le magasin est fermé, donc nous reviendrons.
or Transition logique, fait nouveau Introduit une donnée qui fait avancer le raisonnement Il disait tout savoir. Or, il se trompait.
ni Addition négative, exclusion Coordonne des éléments dans une tournure négative Elle ne veut ni partir ni attendre.
car Explication, cause Justifie ce qui précède Je reste, car je t’attends.

Ce tableau de synthèse aide à voir d’un coup d’œil ce que la récitation scolaire masque souvent : les sept conjonctions ne sont pas interchangeables. Elles relèvent toutes de la coordination grammaticale, mais chacune porte une nuance propre. C’est un point central en grammaire française, surtout quand on veut écrire avec précision.

Les règles principales de la conjonction de coordination

Elle relie des éléments de même nature ou de même fonction

La règle de base est simple : la conjonction de coordination unit des éléments comparables.

On peut relier :

  • deux noms : un chat et un chien
  • deux adjectifs : grand mais discret
  • deux verbes : il lit et écrit
  • deux propositions : je voulais appeler, mais j’ai oublié

Correct : Elle aime le théâtre et la danse.
Incorrect ou maladroit : Elle aime le théâtre et danser avec ses amis.

Pourquoi ? Parce qu’on coordonne ici un nom (le théâtre) avec un verbe à l’infinitif (danser). La phrase peut se corriger ainsi : Elle aime le théâtre et la danse ou Elle aime aller au théâtre et danser avec ses amis.

Cette exigence de parallélisme est capitale en style soigné. Elle évite les phrases bancales. Les bons rédacteurs y veillent constamment, souvent sans même y penser. Si vous voulez aller plus loin sur cette idée de structure, l’article consacré à la différence entre nature et fonction aide beaucoup à comprendre pourquoi certaines coordinations sonnent juste et d’autres non.

Les sept conjonctions les plus connues

La tradition scolaire retient sept conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.

Chacune apporte une nuance précise.

Mais marque l’opposition :

Il est brillant, mais distrait.

Ou exprime le choix, l’alternative :

Tu préfères le train ou la voiture ?

Et ajoute, cumule :

Elle a rangé la cuisine et nettoyé le salon.

Donc indique la conséquence :

Il pleut, donc nous restons à l’intérieur.

Or introduit une nouvelle donnée, souvent pour faire avancer un raisonnement :

Il promettait d’être à l’heure. Or, il est arrivé avec quarante minutes de retard.

Ni sert à coordonner dans un contexte négatif :

Il ne boit ni café ni thé.

Car introduit une explication, une cause présentée après coup :

Je pars tôt, car j’ai un rendez-vous.

Un point souvent ignoré : car est plus soutenu et plus écrit que parce que. Dans la langue parlée, il recule nettement. Dans un article, une dissertation ou un courrier soigné, il reste en revanche très utile.

La ponctuation avec les conjonctions de coordination

La virgule n’est pas automatique, mais elle revient fréquemment devant certaines conjonctions, surtout quand elles relient deux propositions un peu développées.

Exemples :

  • Il voulait répondre, mais il manquait d’arguments.
  • La route était coupée, donc nous avons fait demi-tour.
  • Elle n’a appelé ni hier ni ce matin. — ici, pas de virgule.

Devant et, la virgule est souvent inutile quand les éléments sont courts :

Il ouvre la fenêtre et s’assoit.

En revanche, elle peut se justifier pour marquer une respiration, éviter une ambiguïté ou séparer deux propositions longues :

Il a relu tout le dossier, et il a finalement repéré l’erreur que personne n’avait vue.

Sans virgule : Il hésite mais finit par accepter.
Avec virgule : Il hésitait depuis une heure, mais il a fini par accepter.

La deuxième phrase appelle davantage la virgule, car les deux segments sont plus développés. À l’oral, on entend presque la pause.

Un détail que les élèves retiennent rarement : or est très souvent suivi d’une virgule en tête de proposition dans l’écrit soigné : Or, personne ne l’avait prévenu. Pour car, la virgule est fréquente quand il relie deux propositions complètes : Je ne viens pas, car je travaille. En revanche, ni supporte mal la virgule à l’intérieur d’une structure simple : Il n’aime ni courir ni nager.

Détail et nuances d’usage de chaque conjonction de coordination

Mais : l’opposition, la restriction, parfois la correction

Mais oppose deux éléments, parfois de manière franche, parfois de manière plus subtile. Il peut aussi introduire une restriction ou une rectification.

Il a révisé, mais il a tout de même échoué.
Ce n’est pas un roman, mais un récit autobiographique.

Dans la seconde phrase, mais ne contredit pas vraiment ; il corrige. C’est un usage très fréquent dans les copies et les articles.

Erreur fréquente : multiplier les mais dans une même phrase jusqu’à casser le rythme.
Il voulait venir, mais il était fatigué, mais il a appelé, mais trop tard.

Reformulation correcte : Il voulait venir, mais il était fatigué ; il a donc appelé trop tard.

Fait peu connu : dans le français classique, mais pouvait parfois renforcer une exclamation ou une relance du discours. On en retrouve des traces dans des tournures orales comme Mais enfin !, qui ne coordonnent plus vraiment deux éléments, mais gardent l’idée de rupture.

Ou : le choix réel, l’alternative apparente, et le piège avec « où »

Ou coordonne des possibilités. Selon le contexte, le choix peut être exclusif ou non.

Tu veux du thé ou du café ? — on suppose souvent un seul choix.
Les élèves peuvent répondre à l’écrit ou à l’oral. — ici, selon le contexte, les deux peuvent être possibles.

Dans un sujet d’examen, cette nuance compte. Un professeur qui écrit répondez en dix lignes ou en un schéma propose généralement une alternative. En revanche, vous pouvez illustrer votre réponse avec un exemple ou une citation laisse parfois davantage de liberté.

Piège classique : confondre ou et .
Correct : Tu viens maintenant ou plus tard ?
Correct : Le village je suis né est en montagne.

Petite anecdote scolaire : beaucoup d’élèves connaissent la règle de l’accent, mais se trompent encore en dictée parce qu’ils raisonnent sur le son. Or la différence n’est pas sonore ; elle est grammaticale. Pour revoir ce type d’opposition, un détour par les homophones grammaticaux est souvent salutaire.

Et : l’addition simple, mais aussi la progression du récit

Et ajoute un élément. Dit comme cela, c’est simple. En réalité, ce petit connecteur logique sert aussi à faire avancer une action, à accumuler des détails, parfois à créer un effet d’insistance.

Elle ferme son cahier et sort de la salle.
Il a relu, corrigé et réécrit tout le paragraphe.

Dans un récit oral, et devient souvent un moteur narratif : Je suis arrivé, et là, plus personne. Ce n’est pas très soutenu, mais c’est vivant. À l’écrit, il faut simplement éviter l’abus.

Contexte scolaire : L’élève lit la consigne et souligne les mots-clés.
Contexte rédactionnel : L’article expose les faits et propose une analyse.
Contexte oral : On se retrouve à 18 h et on part ensemble.

Fait moins connu : on évite souvent la virgule avant et, mais elle peut devenir utile quand la phrase s’allonge ou quand on veut mettre en relief la seconde proposition. C’est une affaire de syntaxe autant que de souffle.

Donc : la conséquence logique, pas la cause

Donc exprime une conséquence. Il répond à l’idée de résultat, de déduction ou de conclusion.

Tu as oublié ton badge, donc tu ne peux pas entrer.
Le serveur est en panne ; donc, le site reste inaccessible.

Le piège le plus répandu consiste à employer donc comme s’il introduisait une cause. Ce n’est pas son rôle. Donc tire une conclusion à partir de ce qui précède ; il n’explique pas.

Erreur : Je suis parti tôt, donc j’avais un rendez-vous.
Correction : Je suis parti tôt, car j’avais un rendez-vous.

Si l’on veut garder donc, il faut inverser la logique : J’avais un rendez-vous ; je suis donc parti tôt.

À l’oral, donc sert aussi de petit mot d’appui : Donc, on fait comment ? Cet usage conversationnel est très fréquent, mais il ne correspond pas toujours à la vraie valeur grammaticale de conséquence.

Or : le tournant du raisonnement

Or introduit un fait nouveau qui modifie la perspective ou fait progresser l’argumentation. C’est une conjonction très utile dans les démonstrations, les commentaires de texte et les essais.

Il affirmait avoir tout vérifié. Or, plusieurs chiffres étaient faux.
Le règlement interdit les retards. Or, aucun surveillant n’était présent à l’entrée.

On pourrait croire que or équivaut à mais. Pas tout à fait. Mais oppose ; or introduit une donnée décisive dans un raisonnement. La nuance est fine, mais réelle.

Astuce : si vous pouvez remplacer le mot par or justement, eh bien ou pourtant, voici le fait, vous êtes probablement sur le bon emploi de or.

Fait peu connu : or est très présent dans la langue juridique, philosophique et argumentative. Dans une dissertation, bien employé, il donne immédiatement une allure plus structurée au raisonnement.

Ni : la coordination en contexte négatif

Ni sert à relier des éléments dans une phrase négative. Il fonctionne souvent en paire : ni… ni…

Il ne mange ni viande ni poisson.
Ni le directeur ni les enseignants n’étaient informés.

Le second exemple montre un point intéressant : ni peut se placer en tête de phrase pour coordonner deux sujets. C’est moins fréquent, mais tout à fait correct.

Erreur fréquente : ajouter une négation inutile.
Il ne veut pas ni sortir ni parler. — maladroit ou fautif selon le contexte.

Correction : Il ne veut ni sortir ni parler.

Autre piège : l’accord du verbe avec ni… ni… dépend du sens. Ni Paul ni Marie ne vient se rencontre, mais Ni Paul ni Marie ne viennent est souvent préféré dans l’usage courant, car on pense aux deux personnes. La question est plus subtile qu’elle n’en a l’air.

Pour mieux comprendre ces rapports entre groupes dans la phrase, vous pouvez consulter notre article sur la proposition en grammaire.

Car : l’explication après coup

Car introduit une explication ou une justification. Il répond souvent à la question pourquoi ?, mais avec une tonalité plus écrite que parce que.

Je baisse la voix, car le bébé dort.
Le candidat a été retenu, car son dossier était excellent.

La nuance essentielle est là : car explique ce qui précède ; il ne marque pas la conséquence. C’est justement ce qui le distingue de donc.

Nuance utile :
Il a insisté, car il voulait convaincre. — on donne la raison.
Il voulait convaincre ; donc il a insisté. — on tire la conséquence.

Petite curiosité historique : car fut longtemps beaucoup plus vivant à l’oral qu’aujourd’hui. Il a peu à peu pris une couleur plus soutenue, ce qui explique qu’on le rencontre davantage dans les essais, les lettres ou les textes argumentatifs que dans une conversation spontanée.

Conjonction de coordination et conjonction de subordination : la vraie différence

La coordination met sur un pied d’égalité ; la subordination crée une dépendance

La différence est fondamentale. La conjonction de coordination relie deux éléments de même niveau syntaxique. La conjonction de subordination, elle, introduit une proposition qui dépend d’une autre.

Coordination : deux éléments sont reliés sans dépendance grammaticale.
Subordination : une proposition subordonnée dépend d’une proposition principale.

Exemples comparatifs :

Type Phrase Observation
Coordination Il voulait sortir, mais il pleuvait. Les deux propositions sont coordonnées ; aucune ne dépend de l’autre.
Subordination Il est resté parce qu’il pleuvait. Parce qu’il pleuvait dépend de la proposition principale.
Coordination Tu révises donc tu progresses. La seconde proposition exprime une conséquence.
Subordination Quand tu révises, tu progresses. Quand tu révises est subordonnée circonstancielle.

Un fait que beaucoup oublient après le collège : parce que, quand, si, comme ne sont pas des conjonctions de coordination, même s’ils relient eux aussi des morceaux de phrase. Ils relèvent de la subordination. Pour les revoir en détail, vous pouvez lire notre guide complet sur la subordination.

Comparaisons concrètes pour ne plus confondre

Coordination : Il est fatigué, mais il continue.
Subordination : Bien qu’il soit fatigué, il continue.

Dans le premier cas, deux propositions sont simplement reliées. Dans le second, la proposition introduite par bien que dépend de la principale.

Coordination : Elle a oublié son livre, donc elle partage le mien.
Subordination : Comme elle a oublié son livre, elle partage le mien.

Le sens global se ressemble, mais la construction grammaticale change complètement.

Cette distinction joue un rôle direct dans l’analyse grammaticale, la ponctuation et même le style. Une phrase coordonnée paraît souvent plus directe ; une phrase subordonnée peut être plus précise, plus nuancée ou plus dense. Si ce sujet vous intéresse, l’article sur la coordination et la subordination prolonge utilement cette comparaison.

Erreurs fréquentes, pièges et reformulations utiles

Confondre cause et conséquence : « car » / « donc »

Fautif ou illogique : Elle a beaucoup travaillé, donc elle voulait réussir.
Correct : Elle a beaucoup travaillé, car elle voulait réussir.
Autre correction : Elle voulait réussir ; elle a donc beaucoup travaillé.

C’est probablement l’erreur la plus fréquente chez les élèves de collège et de lycée. On comprend l’idée, mais le rapport logique est inversé.

Coordonner des éléments non parallèles

Maladroit : Le professeur demande de relire la consigne et une réponse précise.
Correct : Le professeur demande de relire la consigne et de formuler une réponse précise.

Ici, on rétablit le parallélisme entre deux infinitifs : relire / formuler.

Abuser de « et » dans une rédaction

À l’oral, l’accumulation de et passe facilement. À l’écrit, elle alourdit vite la phrase.

Version lourde : Il arrive et il pose son sac et il s’assoit et il soupire.
Version plus fluide : Il arrive, pose son sac, s’assoit, puis soupire.

Le petit fait peu connu ici, c’est que la coordination n’est pas toujours la meilleure solution. Parfois, la juxtaposition ou un autre connecteur logique rend la phrase plus nerveuse. Un détour par les règles de ponctuation permet justement de mieux varier ces constructions.

Mal ponctuer « mais », « donc », « or » et « car »

Voici un rappel pratique :

  • devant mais, la virgule est fréquente quand deux propositions complètes sont reliées ;
  • devant donc, la virgule est très courante dans l’écrit soigné ;
  • après or placé en tête de proposition, la virgule est habituelle ;
  • devant car, la virgule apparaît souvent quand il introduit une explication développée.

Je voulais intervenir, mais il parlait déjà.
Le train est supprimé, donc nous prendrons le suivant.
Or, personne n’avait vérifié la source.
Je me tais, car je n’ai pas assez d’éléments.

Exemples développés en contexte scolaire, rédactionnel et oral

Dans une copie de français

Le personnage semble courageux, mais ses actes montrent une grande hésitation.

Ici, mais permet d’opposer l’apparence et la réalité. C’est un connecteur très utile dans un commentaire composé, à condition de ne pas l’employer machinalement à chaque phrase.

Dans un texte argumentatif

Le témoignage paraît sincère ; or, plusieurs dates se contredisent.

Cette phrase fonctionne bien parce que or introduit l’élément qui fragilise l’argument précédent. En dissertation, ce mot de liaison est souvent plus précis que mais.

Dans la langue orale courante

On part maintenant ou on attend encore cinq minutes ?

Le choix est clair, immédiat, naturel. C’est le type de phrase où la conjonction de coordination paraît presque invisible, alors qu’elle organise entièrement la décision.

Astuce d’usage : quand vous hésitez entre deux connecteurs, demandez-vous ce que vous voulez exprimer exactement : une opposition, une addition, une cause, une conséquence, un choix ? Le bon mot vient souvent de cette simple question.

Petit exercice d’application

Choisissez la conjonction de coordination qui convient :

1. Il voulait répondre, _____ il n’avait aucune preuve.

2. Tu prends le bus _____ tu viens à pied ?

3. Elle n’aime _____ le bruit _____ la foule.

4. J’ai relu le message, _____ j’ai compris mon erreur.

5. Il ne vient pas, _____ il est malade.

Correction :

1. mais — opposition : Il voulait répondre, mais il n’avait aucune preuve.

2. ou — choix : Tu prends le bus ou tu viens à pied ?

3. ni / ni — négation coordonnée : Elle n’aime ni le bruit ni la foule.

4. donc — conséquence : J’ai relu le message, donc j’ai compris mon erreur.

5. car — explication : Il ne vient pas, car il est malade.

FAQ sur la conjonction de coordination

Quelle est la définition d’une conjonction de coordination ?

Une conjonction de coordination est un mot invariable qui relie deux éléments de même nature ou de même fonction grammaticale, sans créer de dépendance entre eux. Elle sert à exprimer un rapport logique comme l’addition, l’opposition, le choix, la conséquence ou l’explication.

Quelle est la liste des conjonctions de coordination ?

La liste traditionnelle est : mais, ou, et, donc, or, ni, car. C’est la série apprise à l’école et retenue par le célèbre moyen mnémotechnique Mais où est donc Ornicar ? Détail amusant : cette phrase mnémotechnique contient avec accent, alors que la conjonction s’écrit ou sans accent.

Quels sont des exemples de conjonctions de coordination ?

Voici quelques exemples simples :

  • Il veut venir, mais il travaille.
  • Tu restes ou tu pars ?
  • Elle lit et prend des notes.
  • Il pleut, donc nous annulons la sortie.
  • Je me dépêche, car je suis en retard.

Quelle différence entre coordination et subordination ?

La coordination relie deux éléments sur un plan équivalent : Il vient, mais il repart vite. La subordination crée une dépendance : Il repart vite parce qu’il est pressé. Dans le premier cas, les deux propositions sont coordonnées ; dans le second, l’une dépend de l’autre.

Quel est le rôle de « ni » ?

Ni sert à coordonner des éléments dans une tournure négative. On le rencontre souvent dans la structure ni… ni… : Elle ne veut ni sortir ni téléphoner. Il permet d’exclure plusieurs possibilités en même temps.

Quelle nuance entre « car » et « donc » ?

Car exprime la cause ou l’explication : Je pars, car je suis attendu. Donc exprime la conséquence : Je suis attendu, donc je pars. Beaucoup de confusions viennent d’une inversion du rapport logique.

Conclusion : retenir, distinguer, mieux écrire

La conjonction de coordination n’est pas un simple détail de grammaire. C’est un outil de précision. Avec mais, on oppose ; avec ou, on choisit ; avec et, on ajoute ; avec donc, on conclut ; avec or, on fait avancer un raisonnement ; avec ni, on exclut en contexte négatif ; avec car, on explique.

Le rappel mnémotechnique reste utile : mais ou et donc or ni car. Encore faut-il ne pas s’arrêter à la récitation. Le vrai progrès commence quand on sent la nuance entre les connecteurs logiques, quand on respecte le parallélisme des éléments coordonnés et quand on ponctue avec justesse.

Un conseil simple, très efficace en relecture : remplacez mentalement la conjonction choisie par une question. J’ajoute ? j’oppose ? j’explique ? j’en déduis une conséquence ? Si la réponse n’est pas claire, le mot de liaison n’est peut-être pas le bon.

Pour consolider tout cela, vous pouvez prolonger la lecture avec nos articles sur la nature et la fonction, la proposition grammaticale, la conjonction de subordination, la différence entre coordination et subordination et la ponctuation en français.

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