Exercices sur la proposition subordonnée : repérage, nature, fonction et corrigés
Vous cherchez surtout une chose : des exercices sur la proposition subordonnée avec de vraies réponses, pas seulement des pistes vagues. Cette page a donc été renforcée là où elle en avait besoin : distinction claire entre les grands types de subordonnées, exercices sur leur fonction grammaticale, corrigés détaillés et FAQ de fin de page. Si vous bloquez sur la phrase complexe dans son ensemble, vous pouvez aussi revoir notre leçon sur la phrase complexe, puis celle sur les propositions relatives et notre rappel sur les fonctions grammaticales.
Rappel express sur la proposition subordonnée
Une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d’une autre, appelée proposition principale. Elle ne fonctionne pas seule : elle complète, précise ou relie une idée. On la reconnaît souvent grâce à un mot subordonnant comme que, quand, si, parce que, qui, dont ou lorsque. Petit fait amusant : en grammaire scolaire, beaucoup d’élèves repèrent d’abord le verbe, alors que le plus sûr reste souvent de chercher le mot qui introduit la subordonnée.
Bien distinguer conjonctive, relative et interrogative indirecte
Trois familles reviennent sans cesse dans les exercices, et c’est souvent là que les confusions commencent.
La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction ou une locution conjonctive : que, quand, parce que, si, lorsque, bien que… Elle peut être complétive ou circonstancielle.
Mini-exemples :
Je pense que tu as raison. → que tu as raison : subordonnée conjonctive complétive.
Nous partirons quand la pluie cessera. → quand la pluie cessera : subordonnée conjonctive circonstancielle de temps.
Il reste chez lui parce qu’il est malade. → parce qu’il est malade : subordonnée conjonctive circonstancielle de cause.
Bien qu’il soit tard, elle continue de lire. → bien qu’il soit tard : subordonnée conjonctive circonstancielle de concession.
La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel… Elle complète en général un nom appelé antécédent. Fait peu connu : où n’exprime pas seulement le lieu ; il peut aussi marquer le temps, comme dans le jour où je suis parti.
Mini-exemples :
Le livre que tu lis est passionnant. → que tu lis : subordonnée relative, complément de l’antécédent livre.
La collègue qui travaille ici part demain. → qui travaille ici : subordonnée relative.
Le village où je suis né a changé. → où je suis né : subordonnée relative.
Le roman dont tout le monde parle est épuisé. → dont tout le monde parle : subordonnée relative.
La subordonnée interrogative indirecte dépend souvent d’un verbe comme demander, ignorer, savoir, se demander. Elle rapporte une question sans point d’interrogation direct. Beaucoup d’élèves écrivent à tort je me demande est-ce qu’il vient ; c’est justement l’un des pièges classiques.
Mini-exemples :
Je me demande si Paul viendra. → si Paul viendra : subordonnée interrogative indirecte.
Nous ignorons pourquoi elle part. → pourquoi elle part : subordonnée interrogative indirecte.
Je ne sais pas ce qu’il veut. → ce qu’il veut : subordonnée interrogative indirecte.
Explique-moi comment tu as réussi. → comment tu as réussi : subordonnée interrogative indirecte.
Si vous voulez revoir les bases avant de passer aux exercices, allez voir nos leçons sur la phrase complexe, sur la proposition subordonnée relative et sur l’interrogation indirecte.
Tableau récapitulatif : types de subordonnées et fonctions possibles
| Type de subordonnée | Mot introducteur fréquent | Exemple | Fonction grammaticale possible |
|---|---|---|---|
| Relative | qui, que, dont, où, lequel | Le livre que tu lis est rare. | Complément de l’antécédent |
| Conjonctive complétive | que | Je pense qu’il viendra. | COD, sujet, attribut selon les cas |
| Conjonctive circonstancielle | quand, parce que, bien que, si, comme, afin que | Je pars quand tu arrives. | Complément circonstanciel : temps, cause, but, condition, concession… |
| Interrogative indirecte | si, pourquoi, comment, ce que, où | Je me demande si elle vient. | Souvent COD |
Ce tableau évite une erreur très répandue : confondre nature et fonction de la subordonnée. Dire qu’une proposition est relative, c’est nommer sa nature. Dire qu’elle est complément de l’antécédent, c’est nommer sa fonction. Même confusion fréquente avec les conjonctives : que tu viennes est une subordonnée conjonctive, mais sa fonction peut être COD ou sujet selon la phrase.
Les fonctions grammaticales des subordonnées
Quand la subordonnée est COD
Dans Je crois qu’il a compris, la subordonnée qu’il a compris répond à la question je crois quoi ? : elle est donc COD. C’est l’un des cas les plus fréquents. Anecdote utile : beaucoup d’élèves apprennent à repérer le COD avec un nom, puis oublient qu’un groupe entier, y compris une proposition, peut remplir exactement la même fonction.
Autres exemples :
Nous savons que le train est en retard.
J’ignore si elle a accepté.
Il explique pourquoi il refuse.
Quand la subordonnée est sujet
Dans Qu’il refuse nous étonne, la subordonnée Qu’il refuse occupe la place du sujet. On peut le vérifier en posant la question qu’est-ce qui nous étonne ? Réponse : qu’il refuse. Cette tournure paraît plus soutenue, mais elle tombe souvent dans les exercices.
Exemples :
Qu’elle soit déjà partie m’étonne.
Que tu aies réussi nous réjouit.
Quand la subordonnée est complément du nom
La subordonnée relative remplit en général la fonction de complément de l’antécédent, c’est-à-dire du nom qu’elle précise. Dans Le voisin qui chante, la relative qui chante complète le nom voisin. Fait peu connu : dans les anciennes grammaires, on parlait parfois plus largement de proposition adjective, parce qu’elle joue un rôle proche de celui d’un adjectif.
Exemples :
La robe que tu portes te va bien.
Les amis dont je t’ai parlé arrivent.
Le jour où tout a changé reste gravé dans ma mémoire.
Quand la subordonnée est complément circonstanciel
Les subordonnées circonstancielles expriment le temps, la cause, le but, la conséquence, la condition, l’opposition ou la concession. Dans Je sors quand il arrête de pleuvoir, la subordonnée indique le temps. Dans Il sourit parce qu’il a gagné, elle indique la cause.
Exemples variés :
Nous partirons lorsque tout sera prêt. → temps
Elle chuchote afin que personne ne l’entende. → but
S’il fait beau, nous déjeunerons dehors. → condition
Bien qu’il soit fatigué, il termine son dossier. → concession
Pour consolider ce point, vous pouvez relire notre page sur les fonctions grammaticales et celle consacrée à la phrase complexe et à ses propositions.
Exercices faciles : repérer la proposition subordonnée
Exercice 1 – QCM
Dans quelle phrase trouve-t-on une proposition subordonnée ?
a) Le chat dort sur le canapé.
b) Je pense que tu as raison.
c) Ferme la porte.
d) Quelle belle journée !
Exercice 2 – QCM
Repérez la phrase qui contient une subordonnée relative.
a) Je viendrai si je peux.
b) Le livre que tu lis est passionnant.
c) Il part parce qu’il est fatigué.
d) Je crois qu’il pleuvra.
Exercice 3 – Phrases à trous
Complétez avec un mot qui introduit une proposition subordonnée : que, quand, parce que.
1. Je sais _____ tu viendras.
2. Nous rentrerons _____ la nuit tombera.
3. Il reste chez lui _____ il est malade.
Exercice 4 – Repérage
Dans chaque phrase, recopiez seulement la proposition subordonnée.
1. J’espère que tout ira bien.
2. La maison qui est au coin a été vendue.
3. Nous partirons quand le train arrivera.
4. Elle dit qu’elle connaît la réponse.
5. Le voisin dont je te parle est musicien.
Exercice 5 – Dictée préparée
Copiez la phrase puis soulignez la proposition subordonnée :
Je garderai le message que tu m’as envoyé parce qu’il est utile.
Petit piège classique : il y a ici non pas une, mais deux subordonnées. Beaucoup d’élèves n’en voient qu’une à la première lecture.
Exercices intermédiaires : identifier la nature et la fonction
Exercice 6 – QCM de classement
Indiquez la nature de la proposition subordonnée en choisissant la bonne réponse.
Phrase : Je me demande si Paul viendra.
a) Subordonnée relative
b) Subordonnée interrogative indirecte
c) Subordonnée conjonctive circonstancielle
d) Proposition indépendante
Exercice 7 – Phrases à trous
Complétez avec le bon pronom relatif : qui, que, dont, où.
1. Le film _____ nous avons vu hier était trop long.
2. La collègue _____ travaille avec moi part demain.
3. Le village _____ je suis né a beaucoup changé.
4. L’auteur _____ je t’ai parlé vient en dédicace.
Fait peu connu : dont remplace souvent un complément introduit par de. C’est l’un des pronoms relatifs les plus malmenés en français courant.
Exercice 8 – Transformation
Transformez les deux phrases simples en une seule phrase complexe contenant une subordonnée relative.
1. J’ai lu un article. Cet article explique la phrase complexe.
2. Nous visitons une ville. Cette ville a été reconstruite après la guerre.
3. Elle porte une robe. Tu admires cette robe.
4. Je revois un professeur. Je t’ai souvent parlé de ce professeur.
Exercice 9 – Nature et fonction
Pour chaque phrase, indiquez la nature de la subordonnée puis sa fonction grammaticale.
1. Je crois qu’il a compris.
2. Le livre que tu cherches est sur la table.
3. Nous sortirons quand la pluie cessera.
4. Je me demande pourquoi elle rit.
5. Qu’il refuse me surprend.
Exercice 10 – Repérer l’antécédent
Dans chaque phrase, relevez la subordonnée relative et son antécédent.
1. La chanson que tu écoutes me rappelle l’été dernier.
2. Le quartier où il a grandi change très vite.
3. Les dossiers dont elle s’occupe sont urgents.
4. Le collègue qui répond au téléphone est nouveau.
Exercices ciblés : la fonction de la subordonnée
Exercice 11 – COD, sujet, complément de l’antécédent ou circonstanciel ?
Indiquez la fonction de la subordonnée soulignée.
1. Je pense que tu as raison.
2. Qu’il ait menti nous déçoit.
3. Le roman que tu m’as prêté est excellent.
4. Nous partirons quand le jour se lèvera.
5. J’ignore si elle accepte.
Exercice 12 – Classement par fonction grammaticale
Classez les subordonnées suivantes dans la bonne colonne : COD, sujet, complément de l’antécédent, complément circonstanciel.
a) que nous avons perdue
b) qu’il soit déjà là
c) parce qu’il était pressé
d) si tu comprends la leçon
e) qui ferme à 19 heures
f) quand tu sonneras
Exercice 13 – Corriger l’erreur de fonction
Dans chaque analyse, une erreur s’est glissée. Corrigez-la.
1. Je sais qu’il viendra → qu’il viendra est une relative.
2. Le film que nous regardons commence → que nous regardons est COD du verbe commence.
3. Quand tu reviendras, nous parlerons → quand tu reviendras est sujet.
4. Je me demande où elle habite → où elle habite est circonstancielle de lieu.
Exercices avancés : analyser une phrase complexe
Exercice 14 – Double analyse
Dans chaque phrase complexe, relevez toutes les subordonnées, indiquez leur nature et leur fonction.
1. Je garde la lettre que tu m’as écrite parce qu’elle me touche.
2. Le professeur veut que vous compreniez comment fonctionne la subordonnée relative.
3. Bien qu’il soit discret, il remarque tout ce que les autres oublient.
4. Le jour où tu comprendras pourquoi cette règle existe, tu feras moins d’erreurs.
Exercice 15 – Réécriture guidée
Réécrivez chaque phrase selon la consigne.
1. Transformez Je connais sa réponse en phrase avec une interrogative indirecte.
2. Transformez Nous attendons ton arrivée en phrase avec une conjonctive complétive.
3. Transformez Le voisin est sympathique. Il habite au troisième étage. en phrase avec une relative.
4. Transformez Il est parti tôt. Il voulait éviter les embouteillages. en phrase avec une circonstancielle de but ou de cause, selon votre choix.
Exercice 16 – Phrases piégées
Dites si les éléments en gras sont des subordonnées. Justifiez votre réponse.
1. Il pense à partir demain.
2. Je crois qu’il part demain.
3. Le fait qu’il parte demain me surprend.
4. Voici la raison de son départ.
5. Voici la raison pour laquelle il part demain.
Le piège est redoutable : tout groupe long n’est pas une proposition. Pour qu’il y ait proposition, il faut un verbe conjugué.
Corrigés détaillés des exercices sur la proposition subordonnée
Corrigé de l’exercice 1
Bonne réponse : b) Je pense que tu as raison.
Que tu as raison est une subordonnée conjonctive complétive. Les autres phrases ne contiennent pas de proposition subordonnée.
Corrigé de l’exercice 2
Bonne réponse : b) Le livre que tu lis est passionnant.
Que tu lis est une subordonnée relative introduite par le pronom relatif que. Elle complète le nom livre.
Corrigé de l’exercice 3
1. Je sais que tu viendras.
2. Nous rentrerons quand la nuit tombera.
3. Il reste chez lui parce que il est malade.
On voit déjà trois valeurs différentes : complétive avec que, circonstancielle de temps avec quand, circonstancielle de cause avec parce que.
Corrigé de l’exercice 4
1. que tout ira bien
2. qui est au coin
3. quand le train arrivera
4. qu’elle connaît la réponse
5. dont je te parle
Astuce : commencez par repérer le mot introducteur, puis allez jusqu’au verbe et au groupe qu’il commande.
Corrigé de l’exercice 5
Les deux subordonnées sont :
que tu m’as envoyé : subordonnée relative, complément de l’antécédent message.
parce qu’il est utile : subordonnée conjonctive circonstancielle de cause.
Erreur fréquente : ne relever que la relative et oublier la circonstancielle finale de la phrase.
Corrigé de l’exercice 6
Bonne réponse : b) subordonnée interrogative indirecte.
Si Paul viendra dépend du verbe se demande et rapporte une question de manière indirecte.
Corrigé de l’exercice 7
1. Le film que nous avons vu hier était trop long.
2. La collègue qui travaille avec moi part demain.
3. Le village où je suis né a beaucoup changé.
4. L’auteur dont je t’ai parlé vient en dédicace.
Dont correspond ici à parler de l’auteur. C’est ce lien avec de qui permet de choisir le bon pronom.
Corrigé de l’exercice 8
Exemples de réponses possibles :
1. J’ai lu un article qui explique la phrase complexe.
2. Nous visitons une ville qui a été reconstruite après la guerre.
3. Elle porte une robe que tu admires.
4. Je revois un professeur dont je t’ai souvent parlé.
Plusieurs formulations sont possibles si la relative est correcte et si l’antécédent est bien repris.
Corrigé de l’exercice 9
1. qu’il a compris : conjonctive complétive ; fonction COD de crois.
2. que tu cherches : relative ; fonction complément de l’antécédent livre.
3. quand la pluie cessera : conjonctive circonstancielle ; fonction complément circonstanciel de temps.
4. pourquoi elle rit : interrogative indirecte ; fonction COD de me demande.
5. Qu’il refuse : conjonctive complétive ; fonction sujet de surprend.
Corrigé de l’exercice 10
1. Subordonnée : que tu écoutes ; antécédent : chanson.
2. Subordonnée : où il a grandi ; antécédent : quartier.
3. Subordonnée : dont elle s’occupe ; antécédent : dossiers.
4. Subordonnée : qui répond au téléphone ; antécédent : collègue.
Corrigé de l’exercice 11
1. que tu as raison : COD.
2. Qu’il ait menti : sujet.
3. que tu m’as prêté : complément de l’antécédent roman.
4. quand le jour se lèvera : complément circonstanciel de temps.
5. si elle accepte : COD.
Le cas 5 rappelle qu’une interrogative indirecte peut avoir la fonction de COD.
Corrigé de l’exercice 12
COD : d) si tu comprends la leçon
Sujet : b) qu’il soit déjà là
Complément de l’antécédent : a) que nous avons perdue, e) qui ferme à 19 heures
Complément circonstanciel : c) parce qu’il était pressé, f) quand tu sonneras
Pour qu’il soit déjà là, on sous-entend une phrase du type Qu’il soit déjà là m’étonne. Sans phrase d’accueil, certains hésitent ; c’est normal.
Corrigé de l’exercice 13
1. qu’il viendra n’est pas une relative, mais une conjonctive complétive, COD de sais.
2. que nous regardons n’est pas COD de commence ; c’est une relative, complément de l’antécédent film.
3. quand tu reviendras n’est pas sujet ; c’est une circonstancielle de temps.
4. où elle habite n’est pas ici une circonstancielle de lieu ; c’est une interrogative indirecte, COD de me demande.
Le dernier exemple piège souvent, parce que où fait penser au lieu. Mais c’est le verbe se demander qui doit vous mettre sur la bonne piste.
Corrigé de l’exercice 14
1. que tu m’as écrite : relative, complément de l’antécédent lettre.
parce qu’elle me touche : conjonctive circonstancielle de cause.
2. que vous compreniez comment fonctionne la subordonnée relative : conjonctive complétive, COD de veut.
À l’intérieur, comment fonctionne la subordonnée relative : interrogative indirecte, COD de compreniez.
3. Bien qu’il soit discret : conjonctive circonstancielle de concession.
ce que les autres oublient : interrogative indirecte ou subordonnée interrogative partielle selon les grammaires scolaires, COD de remarque.
4. où tu comprendras pourquoi cette règle existe : relative, complément de l’antécédent jour.
À l’intérieur, pourquoi cette règle existe : interrogative indirecte, COD de comprendras.
Ces phrases montrent une réalité qu’on oublie souvent : une subordonnée peut en contenir une autre.
Corrigé de l’exercice 15
Réponses possibles :
1. Je sais quelle est sa réponse / Je me demande quelle est sa réponse.
2. Nous attendons que tu arrives.
3. Le voisin qui habite au troisième étage est sympathique.
4. Il est parti tôt parce qu’il voulait éviter les embouteillages / Il est parti tôt afin d’éviter les embouteillages si l’on choisit l’infinitif, mais dans ce cas ce n’est plus une subordonnée.
Ce dernier point est précieux : toutes les reformulations ne produisent pas une proposition subordonnée. Un groupe infinitif n’est pas une proposition au même titre qu’une subordonnée avec verbe conjugué.
Corrigé de l’exercice 16
1. à partir demain : non, ce n’est pas une subordonnée ; il n’y a pas de verbe conjugué.
2. qu’il part demain : oui, c’est une conjonctive complétive.
3. qu’il parte demain : oui, c’est une conjonctive complétive, ici sujet ou complément selon la phrase complète ; dans Le fait qu’il parte demain me surprend, elle complète le nom fait dans certaines analyses scolaires, ou le groupe nominal entier selon d’autres approches.
4. de son départ : non, c’est un groupe prépositionnel, pas une proposition.
5. pour laquelle il part demain : oui, c’est une relative introduite par la locution pronominale pour laquelle.
Pièges fréquents à éviter avec la proposition subordonnée
Erreur 1 : confondre mot introducteur et nature réelle.
Où elle habite n’est pas toujours une relative ; après je me demande, c’est une interrogative indirecte.
Erreur 2 : confondre nature et fonction.
Que tu viennes peut être une conjonctive complétive, mais sa fonction change selon la phrase : COD dans Je souhaite que tu viennes, sujet dans Que tu viennes me rassure.
Erreur 3 : croire que toute phrase longue contient une subordonnée.
Après le repas, tout le monde est parti ne contient pas de subordonnée ; après le repas est juste un groupe prépositionnel.
Erreur 4 : employer l’interrogation directe dans une interrogative indirecte.
On écrit Je me demande s’il vient, pas Je me demande est-ce qu’il vient.
Erreurs courantes et corrections :
Le livre que je t’ai parlé ❌
Le livre dont je t’ai parlé ✅
Je me demande est-ce qu’elle viendra ❌
Je me demande si elle viendra ✅
Le jour que je suis parti ❌ dans cet emploi temporel
Le jour où je suis parti ✅
Méthode rapide pour analyser une phrase complexe
Quand une phrase vous résiste, suivez toujours le même ordre. Cette méthode évite les analyses au hasard.
Commencez par repérer les verbes conjugués. Ensuite, cherchez les mots introducteurs possibles : que, qui, dont, où, quand, si, parce que, bien que. Puis demandez-vous de quoi dépend le groupe repéré. S’il complète un nom, vous êtes souvent face à une subordonnée relative. S’il dépend d’un verbe comme penser, dire, savoir, demander, il s’agit souvent d’une conjonctive ou d’une interrogative indirecte. Enfin, cherchez la fonction de la subordonnée : COD, sujet, complément de l’antécédent, complément circonstanciel.
Cette méthode paraît scolaire, mais elle marche très bien. Même les correcteurs l’utilisent mentalement. Pour aller plus loin, vous pouvez revoir notre fiche sur la subordonnée relative, notre article sur l’interrogative indirecte et notre guide complet de la phrase complexe.
FAQ sur les subordonnées
Comment reconnaître rapidement une proposition subordonnée ?
Repérez d’abord un verbe conjugué, puis cherchez si le groupe dépend d’une autre proposition. Les mots comme que, qui, dont, où, si, quand sont de bons indices, mais ils ne suffisent pas à eux seuls : il faut toujours vérifier la fonction du groupe dans la phrase.
Quelle différence entre subordonnée relative et conjonctive ?
La subordonnée relative complète un nom appelé antécédent : Le livre que tu lis. La subordonnée conjonctive, elle, dépend souvent d’un verbe ou exprime une circonstance : Je pense qu’il vient, Je partirai quand tu arriveras.
Une interrogative indirecte est-elle toujours COD ?
Très souvent, oui, surtout après demander, savoir, ignorer, se demander. Exemple : J’ignore où il habite. Dans la majorité des exercices scolaires, on l’analyse comme COD.
Peut-on avoir plusieurs subordonnées dans une même phrase complexe ?
Oui, et c’est même fréquent. Exemple : Je garde la lettre que tu m’as écrite parce qu’elle me touche. On y trouve une relative et une circonstancielle de cause.
Pourquoi “dont” pose-t-il autant de problèmes ?
Parce qu’il remplace un complément introduit par de. Il faut penser à la construction du verbe ou du nom : parler de, avoir besoin de, se souvenir de. On dira donc : le sujet dont nous parlons, la personne dont il a besoin.
Comment trouver la fonction d’une subordonnée ?
Comme pour n’importe quel groupe grammatical : posez la bonne question. Je crois quoi ? → COD. Qu’est-ce qui me surprend ? → sujet. Si la subordonnée complète un nom, elle est souvent complément de l’antécédent. Si elle exprime le temps, la cause ou la condition, elle est complément circonstanciel.
Synthèse : ce qu’il faut retenir pour réussir les exercices
Pour bien analyser une proposition subordonnée, gardez quatre réflexes. D’abord, repérez le verbe conjugué et le mot introducteur. Ensuite, identifiez la nature : subordonnée relative, subordonnée conjonctive, interrogative indirecte. Puis cherchez la fonction de la subordonnée dans la phrase : COD, sujet, complément de l’antécédent, complément circonstanciel. Enfin, méfiez-vous des faux amis grammaticaux : un groupe infinitif n’est pas une proposition subordonnée, et un où n’introduit pas toujours une relative.
Le conseil le plus efficace reste simple : analysez toujours la phrase dans son ensemble, pas morceau par morceau. Beaucoup d’erreurs viennent d’une lecture trop rapide. On voit que, on écrit conjonctive, et on passe à côté de la fonction. Ou bien on voit où, on pense lieu, alors qu’il s’agit d’une interrogative indirecte. Si vous voulez vous entraîner encore, prolongez avec nos ressources sur la phrase complexe, la subordonnée relative, l’interrogative indirecte et les fonctions grammaticales.