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Rédiger un discours argumentatif pas à pas

Convaincre, défendre une idée ou simplement expliquer son point de vue : savoir rédiger un discours argumentatif n’est pas réservé aux spécialistes.

Auteur
Éloi Martin
4 novembre 2025 0 min

Éloi Martin, auteur et pédagogue, transforme l’orthographe en jeu grâce à des astuces claires, des dictées chantées et des fiches à télécharger.

Convaincre, défendre une idée ou simplement expliquer son point de vue : savoir rédiger un discours argumentatif n’est pas réservé aux spécialistes. Que ce soit pour réussir une épreuve scolaire ou débattre d’un sujet qui vous tient à cœur, la structure de l’argumentation peut sembler intimidante au départ.

Qui n’a jamais buté sur la fameuse page blanche en cherchant la meilleure façon d’enchaîner ses arguments ? Ou hésité sur les mots justes pour appuyer une thèse ? Bonne nouvelle : il existe des méthodes simples et amusantes pour lever ces blocages. Grâce à quelques astuces ludiques, des exemples concrets et une structure claire, vous pouvez transformer cet exercice en véritable terrain de jeu où chaque essai compte – même (et surtout) quand on se trompe.

Qu’est-ce qu’un discours argumentatif et à quoi sert-il ?

Un discours argumentatif, c’est comme une partie de ping-pong d’idées : on avance sa thèse, on la défend, on contre les objections. L’objectif ? Convaincre, persuader, expliquer ou défendre un point de vue. Ce type de texte ne se cantonne pas à l’école : il vous suit partout, de la rédaction d’un essai à la négociation pour une sortie entre amis… ou à la fameuse discussion de salon pour savoir qui met la clé de la maison sur le trousseau.

Pourquoi argumenter ? Parce que cela permet d’exprimer ses idées, de les structurer, de dialoguer sans s’énerver. C’est une compétence essentielle, aussi bien pour réussir ses devoirs que pour défendre ses choix dans la vie de tous les jours.

Petite histoire pour comprendre l’argumentation

Imaginez : Lucas veut sortir avec ses amis samedi soir. Ses parents hésitent : il a eu une petite baisse de notes en maths. Lucas ne se contente pas de dire « j’ai envie ». Il prépare ses arguments : « Je rentrerai à 22h précises, Julie m’accompagne, j’ai fini tous mes devoirs, et puis ça me motivera pour le contrôle de lundi. » Ses parents posent des questions, il donne des exemples : « Le mois dernier, vous m’avez fait confiance, ça s’est bien passé. » Résultat : débat, négociation, puis compromis. C’est exactement ça, un discours argumentatif dans la vraie vie !

La structure du discours argumentatif pas à pas

Face à une page blanche, beaucoup se sentent perdus. Par où commencer ? Rassurez-vous : le discours argumentatif suit toujours la même structure, comme une recette en trois temps. Voici l’architecture de base, qui fonctionne à tous les niveaux.

  • Introduction : on capte l’attention et on annonce la thèse (l’avis, la position défendue).
  • Développement : on déroule (en général 2 à 3) arguments, chacun illustré par un exemple. Chaque argument est relié par des connecteurs logiques.
  • Conclusion : on résume, on renforce l’idée clé, parfois on ouvre (question, proposition, clin d’œil).

Pour mémoriser la méthode, un truc tout simple : I.D.C. (Introduction, Développement, Conclusion) ! Vous pouvez aussi mimer chaque phase (main vers le haut = ouvre le débat, mains qui tracent une route = déploie tes idées, bras croisés pour finir = boucle la boucle). Pratique, non ?

L’introduction : comment présenter sa thèse efficacement

Démarrer, c’est déjà lancer la partie. Pour accrocher le lecteur, posez une question, citez une situation concrète ou une mini anecdote. Vite après, annoncez clairement le thème (ex : « La cantine doit-elle proposer plus de menus végétariens ? ») puis faites connaître votre position, sans ambiguïté. Osez personnaliser (une phrase drôle, un clin d’œil à la réalité) pour donner vie à votre introduction.

Exemple : « Qui n’a jamais attendu en redoutant le plat du jour à la cantine ? Faut-il plus de choix végétariens ? Selon moi, la réponse est oui, pour la santé et la planète. »

Développer ses arguments : méthode et astuces

  • Choisissez 2 ou 3 arguments principaux, clairs, adaptés à votre thèse. Pour chaque argument, demandez-vous : “Qu’est-ce qui prouve mon idée ?”
  • Illustrez chaque argument par un exemple concret. Plus l’exemple “parle” (scène de vie, statistique simple, petite histoire), plus il marque les esprits.
  • Variez les façons de présenter vos arguments : commencez une fois par « Premièrement », puis « De plus », « Enfin ». Jouez avec les connecteurs pour guider le lecteur.
  • Pensez aussi à répondre, même brièvement, à une objection : « On pourrait penser que… Yet, il faut considérer… »

Astuces “jeu” : faites l’exercice à l’oral, avec un(e) ami(e). Chacun prend la parole, défend sa thèse, doit convaincre. Le public décide du vainqueur !

La conclusion : comment finir en convaincant

La conclusion, c’est l’art de ne pas laisser tomber la balle trop vite. Résumez en une phrase forte votre position. Ré-insistez sur le bénéfice principal, et, pour marquer les esprits, ouvrez : questionnez ou proposez une action. Exemple : « Rendre la cantine plus végétarienne, c’est nourrir notre avenir : qui relève le défi ?»

Un mot d’ordre : sortez de l’automatisme (“Pour conclure, je dirais que...”) : osez l’originalité !

Les outils pour enrichir et rythmer votre argumentation

Pour donner du souffle à votre discours argumentatif, le vocabulaire et les connecteurs logiques sont vos alliés. Ils lient les idées, évitent la répétition et rendent votre propos plus convaincant.

Type d’outil Exemples à utiliser À éviter
Connecteurs logiques Tout d’abord, ensuite, en effet, car, donc, de plus, or, cependant, pourtant, néanmoins, ainsi, en conclusion Et, mais, alors (si utilisés en excès)
Vocabulaire argumentation Selon moi, je considère que, il est certain que, cela prouve, on remarque que, on peut citer, l’exemple de, il est vrai… Croire, penser (trop flous), dire (peu précis)
Formulations variées Il faut souligner que, un élément clé est, contrairement à, bien que, malgré tout, il ressort que Répétitions (« je crois que », « il est vrai que » à chaque phrase)

Un petit jeu : choisissez 5 connecteurs dans la liste et tentez de les placer naturellement dans votre prochain texte !

Vidéo : s’entrainer à argumenter et structurer son discours

Besoin de voir la méthode “en action” ? La vidéo ci-dessous décortique, à l’oral, toutes les étapes du discours argumentatif : comment choisir ses mots, structurer ses idées, utiliser les bons connecteurs, mais aussi comment rebondir si on bloque.

Mon conseil : visionnez-la une première fois avant de démarrer une rédaction, puis repassez-la en accéléré pour réviser la structure. N’hésitez pas à mimer, reformuler à voix haute, et même à “jouer” la scène face à un miroir ou un camarade : l’argumentation, ça s’entraîne aussi comme une partition de musique.

Exemple concret : une rédaction argumentée complète et commentée

Voici un exemple de mini discours argumentatif, décortiqué si vous souhaitez saisir la structure :

  • Introduction : « La récréation doit-elle durer plus longtemps au collège ? Beaucoup d’élèves le souhaitent, mais les avis divergent. Pour ma part, je pense qu’une pause prolongée est bénéfique. » [La situation est posée, la thèse aussi]
  • Premier argument : « Tout d’abord, une récréation de 20 minutes, c’est souvent trop court pour se détendre. Selon l’exemple d’autres établissements, 30 minutes permettent de mieux récupérer. » [Argument + exemple]
  • Deuxième argument : « De plus, avoir plus de temps dehors renforce les liens entre élèves et diminue les tensions. On l’a vu l’année dernière après l’augmentation de la durée de pause. » [Développement logique, exemple vécu]
  • Objection et réponse : « Certains pensent que cela empiéterait sur le temps de cours, mais il suffit de mieux répartir la journée, comme le collège voisin l’a fait avec succès. » [Anticipation d’une critique, réponse convaincante]
  • Conclusion : « Allonger la récréation, c’est investir dans le bien-être des jeunes : pourquoi ne pas tester cette solution prochainement ? » [Résumé, ouverture avec une proposition concrète]

À retenir : chaque argument s’appuie sur un exemple ou une expérience, les connecteurs rythment la progression, et la réponse à l’objection montre l’aisance dans l’argumentation. Relisez attentivement pour repérer les effets de structure et de vocabulaire : c’est la meilleure façon de s’en inspirer !

Astuces et défis pour progresser à l’oral et à l’écrit

  • Défis quotidiens : chaque jour, trouvez un sujet simple (“La meilleure saison”, “Lire ou regarder un film ?”) et argumentez à l’oral devant un proche ou devant le miroir en 2 minutes chrono.
  • Jeux de rôle : en groupe, tirez au sort une thèse (pour/contre) et défendez-la, même si ce n’est pas votre avis ! Un arbitre compte les connecteurs utilisés.
  • Cartes “pièges” : créez des cartes avec des connecteurs logiques, un mot complexe ou un type d’exemple obligatoire (“Il faut utiliser l’expression ‘cependant’”). La mission : insérer la carte dans votre argument.
  • Dictées rythmées : entraînez-vous à écrire une phrase d’introduction et une de conclusion chaque jour, en variant le style et les connecteurs.
  • Fiches à imprimer : rangez sur votre bureau une fiche “structure I.D.C.” ou “20 connecteurs utiles”. À relire avant chaque exercice, pour gagner en automatisme.

L’important : amusez-vous, testez, modifiez les règles – chaque erreur commise est un pas vers la fluidité !

Quelle longueur doit avoir un discours argumentatif ?

Il n’existe pas de longueur universelle : tout dépend de la consigne ou du contexte. À l’école, une rédaction argumentée peut varier de quelques lignes à une page, tandis qu’à l’oral, un discours efficace dure rarement plus de 3-5 minutes. L’essentiel est de respecter la structure : introduction (thèse), développement (arguments et exemples), conclusion. Si vous hésitez, privilégiez la clarté et la concision : mieux vaut trois arguments solides que dix idées confuses. Demandez toujours les attentes précises à votre enseignant ou examinateur si possible.

Comment éviter les fautes d’orthographe en rédigeant son discours argumentatif ?

Relisez systématiquement chaque partie dès que vous l’avez rédigée. Utilisez des outils gratuits comme le correcteur automatique intégré à votre traitement de texte, ou relisez à voix haute pour repérer les erreurs. Préparez une fiche avec vos « pièges » d’orthographe habituels (accords, homophones) et entraînez-vous régulièrement via des jeux (cartes piège, dictées flash). N’hésitez pas à demander à un camarade ou un proche de jeter un œil sur votre texte. L’entraînement régulier fait vraiment la différence sur la durée.

Quels sont les erreurs les plus fréquentes dans les discours argumentatifs ?

Les pièges classiques sont : oublier d’annoncer clairement sa thèse dans l’introduction, présenter des arguments vagues ou sans exemple précis, négliger l’utilisation des connecteurs logiques (« donc », « en effet », « c’est pourquoi ») et conclure trop rapidement sans synthèse ni ouverture. Beaucoup oublient aussi la relecture orthographique ! Pour progresser : faites-vous une liste d’erreurs fréquentes et vérifiez-les point par point avant de rendre votre texte.

Puis-je utiliser des illustrations ou des schémas pour soutenir mon argumentation ?

Oui, c’est même vivement conseillé selon le format ! Dans un exposé oral ou un blog, ajoutez un schéma simple pour visualiser vos idées principales ou montrer une progression logique. En devoir écrit traditionnel, renseignez-vous auprès de l’enseignant mais sachez qu’un plan dessiné en brouillon peut déjà clarifier vos arguments. Les illustrations rendent souvent l’argumentation plus accessible et mémorable pour le lecteur ou l’auditoire.

Osez l’argumentation : pratiquez, testez, progressez

Saisir la structure du discours argumentatif devient facile dès lors que l’on s’entraîne sans pression et avec curiosité. Chaque tentative affine votre capacité à organiser vos idées et à convaincre.

Utilisez les connecteurs logiques et le vocabulaire spécifique comme des leviers pour rythmer votre texte : ils rendent vos arguments plus percutants tout en facilitant la lecture ou l’écoute.

N’oubliez pas que la progression passe par le plaisir d’essayer, de manipuler différents outils (fiches, jeux de rôle) et d’accepter sereinement les erreurs : elles sont le meilleur tremplin vers l’autonomie.

Lancez-vous : chaque prise de parole ou rédaction est une opportunité d’apprendre autrement. Amusez-vous à varier les approches jusqu’à trouver celle qui vous ressemble vraiment.

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