Verbes règles et pièges

Les verbes : principaux pièges – Règles de base de l’orthographe – N°39

1 octobre 2018 - , ,

Les verbes : petites règles simples et beaux pièges à fautes !

Les verbes ? Inutile de dire que l’usage des verbes comprend un nombre de pièges à fautes incalculable. Et pourtant, quelques règles simples suffisent à effacer les plus courantes…

Le sujet : rappel !

Nous sommes là à la base de la base ! Mais bon, il n’est pas inutile, parfois, de rappeler ce que tout le monde sait, mais oublie de temps en temps : le verbe s’accorde avec son sujet. Toujours. Et, pour le trouver, voici la fameuse question « qui est-ce qui ? ».
L’enfant mange son goûter. Qui est-ce qui mange ? L’enfant.
Tu manges ton goûter. Qui est-ce qui mange ? Toi.
Les écoliers mangent leur goûter. Qui est-ce qui mange ? Les écoliers.

1 + 1 égal 2

Ceci pour dire que deux sujets singuliers entraînent un verbe au pluriel. C’est vrai aussi pour trois, quatre, ou plus !
L’enfant et son professeur mangent leur goûter.
L’enfant, son ami, et son professeur mangent leur goûter.

Attention au sujet caché.

Quelquefois, en allant un peu vite, par simple étourderie bien sûr, il peut arriver de tomber dans un piège tout simplement dû à la construction de la phrase.
Dans la tempête, claquent les voiles des bateaux. Et oui, ce ne sont ni les bateaux ni la tempête qui claquent, mais les voiles !
Ces biscuits, je les préfère aux autres. Et oui, ce ne sont ni les autres ni les biscuits qui préfèrent, mais je, qui est tout à fait singulier !
Est-ce toi qui as fait ce travail ? Et oui, qui est-ce qui a fait… toi !
Si je suis fatigué, c’est toi qui conduiras. Et oui, qui est-ce qui va conduire… toi !

Après « je ».

Je vole, je vieillis, je mange, je cours… Aucune question à se poser : après « je », le verbe se termine par un « E » ou par un « S ». Rien d’autre ! C’est tout ! C’est comme ça !

(sauf, évidemment, pour les fameux verbes valoir, vouloir, pouvoir : je vaux cher car si je veux, je peux !)

Après « tu ».

Tu voles, tu vieillis, tu manges, tu cours… Encore moins de questions à se poser : après « tu », le verbe se termine toujours par « S » (sauf, évidemment, de nouveau, pour les fameux verbes valoir, vouloir, pouvoir : tu vaux cher car si tu veux, tu peux !)

Après « il » ou « elle ».

Elle vole, il vieillit, elle mange, il court… Il y a une lettre qui ne se trouve jamais à la fin d’un verbe à la troisième personne suivant les sujets « il » ou « elle » (ou n’importe quel sujet pouvant être remplacé par « il » ou « elle »), c’est « T » (quelle que soit l’envie que l’on puisse avoir de le mettre, quelquefois… !)

Futur et passé simple en -a

Pas de « T » non plus, même si on en a envie, pour les verbes qui se terminent par « A » à la troisième personne du singulier du futur, et du passé simple.
Il mangera, il mangea… il lavera, il lava… il marchera, il marcha… il lèvera, il leva… Il échouera, il échoua…

Les verbes se terminant par « ier ».

On saute les deux pieds en avant sur cette particularité qui demande deux « i » !
Nier, crier, prier, trier…
Au présent, tout va bien : vous niez, nous crions, vous priez, nous trions.
Mais à l’imparfait c’est plus compliqué, car il faut doubler le « i » : hier, vous niiez, nous criions, vous priiez, nous triions !
(Et c’est vrai aussi au subjectif présent !)

Les verbes se terminant par « yer ».

Double piège pour ces verbes comme payer, essuyer, ou employer, par exemple.
D’abord, devant un « E » muet, coup de baguette magique, et ils changent leur « Y » en « I » !
Payer, je paie… essuyer, j’essuie… employé, j’emploie…
Et, en plus, à l’imparfait (et au subjectif présent), ils ajoutent un « I » à leur « Y », tranquilles !
Hier, nous payions, nous essuyions, nous employions !

Il faut courir pour ne pas mourir.

Il courait sous les balles, et autour de lui les hommes mouraient.
Pas de problème (à part les balles !), Il y a qu’un seul R.
Oui mais, au futur, et au conditionnel… il y en a deux (des problèmes, et des R !)
Il courra sous les balles, et autour de lui les hommes mourront.
Si l’attaque était déclenchée, il courrait sous les balles, et autour de lui les hommes mourraient !
Belles fautes possibles, non ?

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