la ponctuation

La ponctuation, son histoire, ses usages.

1 avril 2014 - ,

L’orthographe et la ponctuation

De la plume au stylo…

La ponctuation au sens large, c’est l’ensemble de signes et de codes qui permettent une meilleure compréhension du sens du texte. C’est elle qui donne au texte tout son goût, son relief, raison pour laquelle j’ai écrit une « Orthochanson » sur ses divers éléments et leurs usages nommée « les épices » !

Imaginez-vous, par exemple, lire un texte sans qu’il y ait le moindre blanc, le plus petit espace, entre les mots ?
Autrement dit, une succession ininterrompue de caractères ! Ce bloc compact, sans la moindre ponctuation, sans blancs, sans respirations, nous apparaîtrait comme incompréhensible.

C’est pourtant comme cela que se présentaient les textes écrits jusqu’aux alentours du septième siècle !

Et ce n’est qu’à partir de cette époque que l’on a pu commencer à respirer un peu ! Et, en conséquence, à comprendre mieux !

De la plume au stylo, le chemin aura été bien long, et bien court celui qui a conduit du stylo au clavier !

La ponctuation : une longue histoire…

Je me permets d’emprunter au site www.la-ponctuation.com une partie de sa présentation, très intéressante, de l’histoire de la ponctuation.

« Ah ! La ponctuation ! Comme cela exaspère ! Ou… Au contraire, comme elle sied bien à la compréhension de ce qui pourrait être illisible et totalement inaccessible à la logique humaine et surtout follement essoufflant sans cette petite virgule, fort à propos ! »

« Il semble que ce soit au cœur de la grande bibliothèque d’Alexandrie que la volonté d’une ponctuation ait pris forme sous la tutelle de trois grammairiens successifs, pendant le 3e et le 2e siècle av. J.-C. : Zénodote, Aristophane de Byzance et Aristarque. On leur doit, selon les historiens, la division en chapitres. De même que certains accents ainsi que les trois points, signes fondateurs de la ponctuation.

Le Point Parfait…

Le premier de ces points, nommé le Point Parfait, se plaçait après la dernière lettre, dans le coin supérieur, et indiquait que la phrase portait un sens complet. Le second point, appelé le Sous-Point, se trouvait quant à lui, dans le coin inférieur suivant la dernière lettre. Il correspondait, en quelque sorte, au point final actuel. Enfin, le troisième point, aussi dit le Point Médian, se situait à mi-hauteur après la dernière lettre et faisait office de point-virgule.

Malgré ces efforts pour rendre au lecteur une langue plus aérée, plus intelligible, les copistes boudèrent ces réformes. C’est plutôt à travers le latin que s’instaura un système de ponctuation. Au 4e siècle après. J.-C. Saint-Jérôme en fut l’instigateur. Il reprit les trois points des bibliothécaires d’Alexandrie et ajouta une division aux textes en les affichant en colonnes. Ce qui permettait de donner un sens distinct aux colonnes, chaque colonne exprimant une idéologie différente. Il intégra également quelques signes à la langue pour identifier clairement des parties de phrase ainsi que les incises.

On ne sait trop à qui l’on doit l’idée des espaces entre les mots, les blancs, mais cette innovation, devenue courante au 7e siècle après. J.-C. rendra la lecture possible à un plus grand nombre d’individus. Séparer les mots, c’était déjà leur reconnaître une individualité et ainsi renforcer leur sens.

La majuscule, le pied de mouche, la croix…

On doit aussi souligner l’emploi de la majuscule par les moines copistes et les enlumineurs. Ils l’introduisirent dans les manuscrits pour orner le commencement des chapitres. Ils intégrèrent le pied de mouche, par ailleurs, afin de forcer l’attention sur un sens ou un élément particulier du texte.

En l’an 1434, lorsque l’imprimerie apparut, les conventions linguistiques allaient changer. Parce qu’il fallut codifier la typographie, on inséra peu à peu des signes de ponctuation. Le point, la virgule et les deux-points devinrent les indications en usage. Il fallut cependant attendre encore cent ans, en 1533, pour que la majuscule fasse son entrée dans l’univers typographique, suivie de l’apostrophe. Le point d’exclamation, issu des effervescences langagières de Florence, serait né à peu près à la même époque.

Parce que l’imprimerie permettait tant de possibilités, autant en terme d’impressions qu’en terme de diffusion, les copistes, malgré de remarquables talents d’artiste, cédèrent inévitablement la place aux typographes. Or ces derniers comprirent l’importance de rendre les textes plus clairs. De nouveaux signes apparurent alors, sous la dictature des typographes et un traité, celui de Dolet, fut agréé, en 1540, comme étant le référant absolu en matière de ponctuation. Déjà, on pouvait y voir le point, la virgule, les deux-points, le pied de mouche, le point d’exclamation, les parenthèses, les alinéas, la croix, le point d’interrogation, l’astérisque ainsi que des pictogrammes tels que la petite main, le losange, le soleil, la lune.

Les « smiley » n’étaient pas encore inventés, mais on commençait à s’en approcher !

La ponctuation : ses usages

Pour tout savoir des subtilités concernant la différence entre la virgule et le point-virgule, pour toutes précisions concernant l’usage du point de suspension, et du point d’exclamation, je vous propose deux approches.

La première c’est de consulter ce site www.la-ponctuation.com. C’est une approche complète et savante de la ponctuation. En plus, vous indique l’usage typographique (par exemple, faut-il mettre un blanc avant, et après, un point d’exclamation ?)

La seconde est plus festive ! Je considère que la ponctuation est à l’écriture ce que les épices sont à la cuisine. La ponctuation, elle indique et souligne tout le goût d’une phrase ! Aussi, j’ai nommé « l’orthochanson » consacrée à la ponctuation : « les épices » ! Normal !

Vous pouvez voir « les épices » dans « La petite boutique orthographique » de ce blog, bien sûr, avec sa présentation et ses extraits !

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