orthographe t a-t-il tirets

Y a-t-il… un ou deux tirets ? Apprendre l’orthographe et ses pièges !

30 mars 2018 - ,

L’orthographe de y a-t-il…

C’est très agaçant !

Y a-t-il …Oh, cette histoire de tiret, et la démangeaison que l’on éprouve en hésitant sur le fait qu’il y en a un, deux, ou trois tirets, oui, c’est agaçant !, Et d’autant plus que, sur le moment, quand ce « y-a-t-il » arrive dans une phrase et qu’il n’est pas possible de le contourner, et bien… on ne sait plus !

Posons d’abord la bonne question.

En l’occurrence, la bonne question à se poser, c’est de savoir quelle est la justification à la pose, ou non, d’un tiret !
Et bien, c’est très simple, c’est une question de prononciation. Nos mâchoires, nos lèvres, et notre langue, nous interdisent certains sons. Une preuve ? Essayez donc de prononcer « y a il ? ». Oui, comme ça, sans « t ». Et bien, c’est impossible !
D’où le « t » ajouté, une lettre dite « euphonique », c’est à dire qui est là pour permettre la prononciation. Il est donc là pour éviter que deux voyelles se suivent, en l’occurrence le « a » et le « i »… y a-t-il

Tiret ou apostrophe ?

On pourrait aussi se demander pourquoi des tirets et non pas des apostrophes… est-ce q’une écriture du genre « y’a t’il » serait possible ? Et bien non, et l’Académie Française nous le rappelle dans un petit texte publié sur son site et qui nous explique que l’apostrophe est utilisée lorsqu’elle vient remplacer une voyelle pour éviter qu’elle ne vienne rencontrer une autre voyelle, provoquant ainsi un « hiatus » imprononçable.
Exemple : « je te aime », c’est imprononçable ! Alors on enlève le « E » de « te », on le remplace par une apostrophe, et l’on obtient « je t’aime ». C’est mieux, non ?
Pour le mot qui nous occupe, aucune voyelle n’a été enlevée, et il n’y a donc aucune raison de mettre des apostrophes.

Alors, un, ou deux ?

Si c’est un « T » euphonique qui a été ajouté, il n’y a aucune question à se poser : il est toujours précédé et suivi par un tiret.
Par contre, dans certaines formes interrogatives, et quand le verbe lui-même se termine par un « T », il n’y a qu’un seul tiret. Exemple : « faut-il qu’il termine sa soupe ? »

Petit piège….

Sur le même principe, on pourrait se demander pourquoi est-ce que l’on met une apostrophe quand on ajoute un « L » euphonique ?
Exemple : « si l’on veut ».
Oui, le « L » est bien euphonique, ajouté pour éviter le choc entre le « I » et le « O ».
Mais oui aussi, il y a bien une lettre élidée, le « E ». En effet cette expression signifie « si on veut le… », « le » étant mis pour quelque chose que l’on peut comprendre en fonction du contexte.
Oui, c’est bien vrai, apprendre l’orthographe, c’est aussi déjouer de multiples petits pièges !

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