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La conjugaison en fables et chansons

conjugaison en chansons

Un cours de conjugaison ?

Comme vous l’avez évidemment en remarqué, il n’y a pas de cours, à proprement parler, dans le Blog Orthographique, mais des fables, des chansons, qui permettent d’apprendre sans même s’en rendre compte !
Et la conjugaison ?
C’est pareil !
Pour ce qui est de vérifier rapidement l’orthographe à utiliser pour tel ou tel verbe dans tel ou tel temps, je signale un bon outil, le conjugueur. Vous lui indiquez un verbe et un temps, et, clac, il vous affiche le résultat. Pratique !

Maintenant, pour ce qui est d’apprendre sans se prendre la tête, de mémoriser directement, il a été appliqué à la conjugaison les mêmes principes que pour l’orthographe, grammaticale ou lexicale, utiliser le plaisir comme puissant levier pédagogique !
Alors, concernant le cours de conjugaison, voici plutôt quelques fables et chansons…

Conjugaison, la « compil » !

Il y a une dizaine de fables et chansons qui concernent la conjugaison, ou, plus exactement, les pièges qu’elle présente et dans lesquels chacun tombe bien régulièrement !
Les voici :

— Les principes« de base » des accords du participe passé, avec avoir ou avec être, « Le tango des accordés »
— Une hésitation bien classique : choisir entre «é », ou «er », « La valse hésitation »
— Un voyage au pays du participe passé, qui nous permet de savoir s’il faut accorder ou pas, tout simplement en regardant défiler le paysage, « Prenons la route »
— Ah ! Grande question ! Futur, ou conditionnel ? Et lequel est en « ai » ou en « ais » ?.  Futur ? Conditionnel ? « Alouette »
— Modification orthographique selon les temps, les « y » qui deviennent des « i », ar exemple, «Oyez, oyez »
— Trois pièges redoutables du participe passé avec avoir, trois exceptions généralement ignorées, « Les pépés diaboliques »
— Les particularités des verbes en « dre », « J’attends ! »
— Choisir à l’oreille, et sans erreur, la terminaison des participes passés, « Écoute un peu »
— Un distributeur automatique de fautes, le célèbre verbe pronominal, « Drôle d’animal ! »
— Infinitif, impératif, participe passé…Choisir le meilleur goût, « Bon appétit ! »

Une jolie « compil », non ?

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Dyslexie et orthographe en chansons

dyslexie et orthographe en chansons

Dyslexie : apprendre l’orthographe
en chansons et en fables ?

La dyslexie et apprendre l’orthographe en chansons et en fables ?

Je suis l’auteur des « Orthochansons » et des « Fables Orthographiques ». Avant que de commencer cet article, je précise que je n’ai aucune compétence particulière en matière de dyslexie. Mais je constate que mon programme destiné à l’amélioration de l’orthographe des utilisateurs par une approche ludique en fables et chansons connaît un succès croissant auprès des orthophonistes, et des parents de dyslexiques, et ceci sans que je l’aie cherché, et sans même y avoir pensé pendant les deux ans de travail qu’il m’a fallu pour concevoir, écrire, et réaliser ce programme destiné à améliorer son orthographe… avec le sourire !

Intrigué par ce constat, et toujours intéressé par ce que je ne connais pas, j’ai voulu me renseigner sur la dyslexie. J’ai trouvé de nombreux articles très savants, et plus ou moins clairs ! J’ai fini par en trouver un qui m’a semblé être un bon résumé bien structuré. Je l’ai trouvé sur le site d’une association qui cherche à contribuer au dialogue entre parents, adolescents, et entreprises : http://www.quokka.fr

Voici un extrait de cet article :

 » Il existe des tests précis, étalonnés, qui permettent de diagnostiquer une dyslexie. Il faut en effet, éviter de parler de dyslexie trop facilement et trop tôt, jamais avant 2 ans d’apprentissage de la lecture, donc en général fin CE1.
En effet, certains enfants font des confusions et inversions en début d’apprentissage au CP sans pour autant être dyslexique. Mais c’est la persistance des troubles après le CE1 qui permet de « s’inquiéter ».
Lors des tests pratiqués au cours du bilan orthophonique, on cherche non seulement à savoir s’il s’agit bien d’une dyslexie, mais surtout à savoir quel type de dyslexie. Il existe 3 cas :
– La dyslexie phonologique (la plus fréquente) qui se traduit par des difficultés dans la conversion graphème-phonème (i.e. l’enfant ne sait pas faire correspondre la lettre et le son). Il peut par contre lire les mots qu’il a mémorisés globalement. Cependant, il est impossible de mémoriser tous les mots de la langue. Donc la lecture est limitée.
– La dyslexie de surface : C’est exactement le contraire de la précédente. : L’enfant est capable de déchiffrage graphème, phonème, mais ne peut reconnaître un mot globalement. D’où une lecture lente et laborieuse ne permettant pas une bonne compréhension. D’autre part, l’enfant butte forcément sur toutes les irrégularités de correspondance graphème-phonème (ex: chorale, moyen, etc..)
-La dyslexie mixte regroupant les 2 précédentes.
On ne guérit pas d’une dyslexie. On sait, par les recherches en neurosciences cognitives, qu’il s’agit d’un trouble du fonctionnement cérébral, fonctionnement particulier aux dyslexiques.
Cependant on connaît aussi la plasticité cérébrale, d’où l’utilité de la rééducation pour créer de nouveaux réseaux neuronaux pour pallier ceux qui fonctionnent mal.
La rééducation sera différente suivant le type de DL diagnostiquée:
– Travail de la phonologie (reconnaissance des sons dans un mot)
– Travail sur la compréhension
ou
– Travail sur le lexique interne pour apprendre à reconnaître et mémoriser globalement les mots. »

Effectivement, sans avoir pensé une seule seconde mettre en œuvre ces principes de rééducation, je constate qu’ils correspondent globalement à certaines fonctionnalités que j’ai intégrées dans mes Orthochansons et dans mes Fables, en y ajoutant le côté très attractif de l’approche ludique, qui « dédramatise » le sujet, décontracte l’utilisateur, et permet le plaisir d’apprendre ! (le plaisir, c’est bien connu, étant un très fort levier pédagogique !)

Je comprends mieux maintenant l’intérêt des orthophonistes et parents de dyslexiques, et ceci me fait, évidemment, très plaisir !

J’ai aussi reçu des commentaires qui me font chaud au cœur.
Une maman, par exemple, m’a écrit récemment :
« Ce matin, la grande reprenait le principe des chansons et en inventait à partir de rimes. Elle est dyslexique et a de grosses difficultés en orthographe. Je crois que votre approche de cet apprentissage pourra l’aider à mieux assimiler les règles qu’elle connait mais avec lesquelles elle ne se connecte pas lorsqu’elle écrit. J’imagine qu’une petite ritournelle lui reviendra mieux à l’esprit qu’une règle apprise de manière plus traditionnelle ».
Youpi !
Apprendre l’orthographe en fables et en chansons semblerait donc convenir, effectivement, dans les cas de dyslexie. Je ne l’ai vraiment pas fait exprès, mais j’en suis ravi !
Sites utiles :
— Association des parents d’enfants dyslexiques www.apedys.org/
— Conseils pour parents d’ados http://www.quokka.fr

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Les nombres : d’accords en désaccords !

pluiel des nombres

Tous d’accord ! Hum…

Les nombres au pluriel…

Au départ, il y a un énoncé très simple : les nombres ne s’accordent pas. J’ai quatre semaines de vacances, ce qui veut bien dire plusieurs semaines, mais, même si le mot « semaine » va être au pluriel, puisqu’il y en a quatre, le mot « quatre » ne bouge pas et reste imperturbablement singulier… et ceci même si une cinquième semaine est obtenue !
Mais…
Mais, évidemment, il y a des exceptions !
Pour les trouver, allons chercher du côté de 20, 100, et 1000… oups, pardon…du côté de vingt, cent et mille !

Accord de vingt, cent et mille.

vingtVingt reste sagement invariable quand on lui ajoute un petit quelque chose (vingt-six).
Par contre, si on le multiplie, là, il se sent très pluriel (quatre-vingts).
Et qu’est-ce qu’il se passe si on ajoute un petit quelque chose à ce vingt multiplié ? Et bien, comme il a de la suite dans les idées, il revient à la première règle, et laisse tomber l’accord (quatre-vingt-deux).
C’est simple, non ?
Et pour son copain « cent », c’est la même chose. Cent, c’est singulier. Cent huit, c’est toujours singulier. Mais trois cents, c’est multiplié, et c’est pluriel. Mais si on ajoute encore quelque chose, trois cent sept, on retourne au singulier.
C’est simple, non ?
Et mille, le cousin, lui, il ne fait rien ! « Mille sabords » comme disait le capitaine Haddock, ce « bachibouzouk » ne varie jamais, et reste singulier en toutes circonstances. Trois mille !
Par contre il est possible que le capitaine Haddock écrive, lui, trois milles… avec un « s » ! Bien sûr, car il parle certainement de milles marins, le « mille » marin étant une unité de mesure de distance, égale à 1852 mètres !
C’est simple, non ?

Plus simple : amusez-vous !

L’accord des nombres, expliqué « classiquement », un peu comme je viens de le faire, il faut reconnaître qu’il n’est pas évident d’en mémoriser les règles, même en travaillant dur !

Alors, je vous propose autre chose : amusez-vous ! Un bon petit rap, « Le rap des nombres », et puis une fable, « Les cerises »…! C’est beaucoup plus souriant, et il est beaucoup plus simple de s’en souvenir ! C’est bien connu : le plaisir est un puissant levier pédagogique !

 

 

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Je l’aurais ! Le futur est-il conditionnel ?

un jour

Je l’aurai, un jour, je l’aurai !

Orthochanson concernée : « Alouette »

Le futur.

Le futur, c’est bien connu, c’est quelque chose qui va se produire, mais qui ne s’est pas encore produit. C’est clair.
Mais, est-ce que c’est aussi clair que cela en a l’air ?
Car quand on dit, comme je viens de le faire, « le futur, c’est bien connu… », il y a peut-être un petit problème : est-ce que c’est aussi bien connu que cela ?
Par définition, le futur ne s’étant pas encore produit, de très nombreux éléments peuvent intervenir et transformer ce futur que l’on croyait certain, en quelque chose d’autre…
Je ne voudrais pas introduire la confusion dans votre esprit, mais, quand même… notre futur serait-il, finalement, conditionnel ?

Ce pêcheur qui part au bord de la rivière, par exemple.
Il est certain de prendre cette truite qu’il a déjà repérée la veille. Il sait qu’elle est là, derrière ce gros caillou. Il l’a vue. Il sait que l’eau est claire. Bref, toutes les conditions sont réunies pour un futur assuré.
Oui, mais, nous venons de le dire, ce sont quand même des conditions.

Je l'aurais... si... si... si....
Je l’aurais… si… si… si….

Imaginons… des gamins sont passés au long de la rivière et se sont amusés à jeter des cailloux, et la truite est partie ! Un joli papillon a manqué se noyer, il a touché l’eau à plusieurs reprises, plus bas, plus loin, et la truite attentive a quitté son poste pour tenter de l’attraper. Elle l’a eu, d’ailleurs. Mais, maintenant, elle a choisi un autre poste d’affût, que notre pêcheur ne connaît pas.

Alors, affirmer « aujourd’hui, je l’aurai », avec « ai », est-ce bien raisonnable ? Ce serait raisonnable seulement si ce futur était assuré… Mais ce futur, c’est celui que notre pêcheur imagine ! Pour lui, c’est certain, mais il y a finalement de nombreuses conditions, non exprimées, qui peuvent empêcher ce futur de se produire !
Bref, le futur est finalement assez conditionnel. !

Le conditionnel

Là, notre pêcheur est un peu plus prudent ! Il n’affirme plus « aujourd’hui, je l’aurai », futur certain avec « ai », mais « aujourd’hui, je l’aurais si… » conditionnel avec « ais » qui, comme son nom l’indique, dépend d’un certain nombre de conditions !
«… s’il fait beau ! », « …si elle est toujours à la même place ! », «… s’il n’y a pas trop de vent ! », etc…
Mais, à bien y réfléchir, qu’est-ce qui distingue le conditionnel du futur ? Et bien, les conditions, justement !
Et si toutes les conditions sont remplies, le conditionnel ne le sera plus, il va se réaliser, c’est certain !
Il va se réaliser… dans le futur !
Et le « ais » deviendra « ai »… ça, c’est sûr !

L’alouette

Suivez l'alouette !
Suivez l’alouette !

Bien, on peut s’amuser à jongler ainsi, un peu, avec le temps à venir, qu’il ne soit pas certain, ou qu’il le soit. Le principal étant, quand même, de savoir distinguer l’un de l’autre, y compris sur le plan de l’orthographe, car, en l’occurrence, la moindre faute peut modifier l’avenir !
Alors, surtout, ne pas se compliquer la vie avec des règles difficiles à mémoriser.
Sur ce sujet, j’ai réalisé un petit pastiche de la chanson que tout le monde connaît, « l’alouette », et tout est simple !
À vous de chanter !