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Un jour en Orthographe.

orthographe

Un jour en orthographe…

Plus l’orthographe moyenne de la population se dégrade, et plus le sujet devient brûlant ! Et, partant de là, on constate une inflation d’articles sur le sujet, qui le traitent sous tous les angles possibles : désolation et triste constat de l’état des lieux, manifestation locale ou nationale de toutes sortes avec dictées à l’appui, listes du genre « les 10 fautes d’orthographe les plus courantes », etc.…

Google News orthographique.

Il est tout à fait possible d’utiliser Google News comme page d’accueil par défaut de son navigateur. Il traite automatiquement de grands thèmes : politique intérieure, économie, santé, sport, etc. mais il est également possible de le personnaliser en le faisant rechercher dans la presse des articles sur un sujet précis, que ce soit la pêche à la ligne, les mœurs du hanneton cendré, ou… l’orthographe. Comme vous vous en doutez, c’est bien cette personnalisation là que j’ai introduite dans mon Google News à moi. Et, chaque jour, il me remonte une moisson très riche !
Pour vous faire sourire, pour que vous preniez conscience de l’importance du sujet au travers de l’importance du nombre d’articles qui lui sont consacrés, voici un petit coup d’œil, sur un jour !

Sauvons la république !

On commence très fort avec le discours du maire de Neuillé-le-Lierre, qui déclare « l’orthographe est un socle fort de la République », et ceci devant les lauréats du concours de dictée de l’union départementale des délégués de l’éducation nationale, dans les locaux de l’inspection académique. Du sérieux ! Et d’autant plus sérieux qu’un autre orateur a déclaré : « c’est pour la sauvegarde de notre langue. Cette première opération dans le département vise l’orthographe qui est en piteux état en ce moment ! ». C’est clair !
Le tout est rapporté par la Nouvelle République, et vous pouvez lire ici l’article complet.

Dictée, concours, et compétitions diverses…

On se demande si c’est pour vérifier que l’orthographe se dégrade, ou si c’est pour glorifier ceux qui œuvrent à la maintenir, mais l’on observe de nombreuses compétitions qui mettent l’orthographe à l’honneur.

La Nouvelle République, encore elle, nous parle ainsi des élèves finalistes du concours d’orthographe récompensés en l’Hôtel du Département.

Dans le même registre, on relève « l’orthographe sous forme de jeu » pratiqué au Val-d’Ajol et rapporté par Vosges Matin qui souligne « quoi de mieux que d’apprendre en s’amusant ? » Phrase à laquelle je ne peux que souscrire avec vigueur !

On notera également que la récompense Liernais a été attribuée à la classe de sixième lauréate d’un concours d’orthographe, événements rapportés par le Bien Public.

orthographe lauréatSud-Ouest se fait l’écho, lui aussi, d’un événement analogue, en indiquant que les élèves du collège Marc-Jeanjean ont participé à un concours d’orthographe organisé par le centre d’information et de documentation de leur établissement. Et le journal publie carrément les noms des valeureux lauréats.

La Dépêche du Midi, elle, se prend la tête avec « le casse-tête de l’orthographe » devant les diverses propositions d’appellation destinées à choisir le nom de la nouvelle région. En effet, un petit test a montré que si « Languedoc » semble le plus facile, « Occitanie » commence à entraîner quelques fautes, « Languedoc Pyrénées » est un peu plus compliqué encore, et « Pyrénées Méditerranée » bat tous les records. En plus d’aider au choix du nom définitif, ce petit classement « qui révèle les difficultés que pourrait rencontrer les Français et touristes lors de l’écriture de leurs cartes postales » s’avère à la fois lieu et instructif !

L’orthographe mène à tout, y compris au foot ! Il s’agit d’une initiative citoyenne très originale, puisque l’Euro Dictée, depuis mai 2016, a fait le tour des banlieues d’Île-de-France pour « mettre en compétition des personnes souhaitant s’amuser et améliorer leur orthographe ». Enjeu : 280 places pour des matchs de l’euro 2016 a gagner !

Allez, on termine avec un sourire qui nous est offert par Paris Normandie, et qui rapporte ce que l’on peut bien appeler une querelle de clocher ! Mais qui montre aussi que l’orthographe a ses racines dans le patrimoine culturel, même s’il s’agit là, pour une fois, d’un nom propre. Il s’agit du nom d’un village, utilisé depuis des siècles, mais transformé par une administration récente. Alors, Montroty, ou Mont-Rôty ? Il ne faudra pas moins qu’une intervention du conseil d’État pour trancher !

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Fautes d’orthographe : le podium !

podium final

Le podium des fautes d’orthographe.

En avril 2016, le magazine « Le Point » a sorti un numéro hors-série intitulé : « Langue française, arrêtez le massacre ! ».
Ce numéro s’ouvrait sur une enquête réalisée en février 2016 sur un échantillon représentatif de 1800 français environ.
L’une des questions consistait à demander aux sondés qu’elles étaient leurs plus grosses difficultés, ce qui a permis d’établir, en quelque sorte, le podium gagnant les fautes d’orthographe !
Et, pour améliorer son orthographe, ce n’est pas une mauvaise idée de se concentrer, d’abord, sur les difficultés qui reviennent le plus souvent ! Alors, allons-y, découvrons le podium !

Médaille d’or : le pluriel des noms composés.

faute d'orthographe la plus fréquenteC’est cette difficulté qui est citée en premier, à 56% !
Il faut bien reconnaître que la différence n’est pas évidente  entre « les garde-manger », sans « S » ni à garde, ni à manger, « les garde-meubles », sans « S » à garde, mais avec un « S » à meuble, et « des gardes-chasses », avec un « S » à garde, et un « S » également à chasse.,
Pas mal, non ? Et ce n’est qu’un petit exemple !

On peut dire que le pluriel des noms composés, c’est une vraie rumba !
C’est pour cela, d’ailleurs que j’en ai écrit une, une rumba, la « Rumba des pluriels singuliers ». Pour améliorer son orthographe sur ce point, c’est quand même plus joyeux qu’une page de grammaire, et c’est plus facile à retenir !
Et puis, si améliorer son orthographe est un travail quotidien, avec les subtilités de notre belle langue française, ce « travail » peut aussi être une petite fête !

Médaille d’argent : la distinction entre futur et conditionnel.

Cette difficulté recueille 28 % !faute orthographe seconde au podium
En effet, si le futur, normalement, est certain, il peut être aussi, dans certains cas, assez conditionnel ! « Alouette, je te plumerai » est chanté par le chasseur sûr de lui, et qui considère comme certaine la fin prochaine de cette pauvre alouette.
Oui, mais… ce futur peut devenir très conditionnel car il est soumis à de nombreux aléas…
Alouette, je te plumerais, si je vais chasser, s’il fait beau, si tu voles pas trop vite, etc., etc. et, dans ce cas, c’est « AIS » !

Alors, bien sûr, il y a le fameux « truc » de la première personne du pluriel, qui donne « nous te plumerons » au futur, et « nous te plumerions » au conditionnel.

Mais bon, manifestement, une certaine hésitation demeure !
Là aussi, pour sortir des explications grammaticales ardues, je me suis amusé à écrire un pastiche de cette fameuse chanson « Alouette ».
Et, sans répéter, sans rabâcher, sans travailler, on se souvient de la musique, et donc des paroles !

Médaille de bronze : le pluriel des nombres.

medailles1 - bronzeCe cauchemardesque pluriel des nombres vient juste derrière avec 27 % !
Ce qui est quand même beaucoup ! A 1% près, il était second !
Alors là, pas d’hésitation, j’en ai fait un « rap », « Le rap des chiffres » :
« Ah, les chiffres,
au pluriel,
mon pote,
c’est pas du miel ! »
Il est vrai que nous ne trouverons pas les paroles de ce « rap » dans les grammaires traditionnelles, mais, quand on a chanté :
« …mais si tu prends deux cents,
des « cent », y’en a bien deux,
et bien dans ce cas là, ça c’est sûr, y’a un « s » !
De quoi tomber sur les fesses ! »,
… et bien, on a compris !

Et je suis heureux si cela peut rassurer 26 % des sondés !

Au pied du podium.

Juste derrière, et « Le Point » relève que c’est assez étonnant, on trouve, avec 20 %, les fameux accords du participe passé, qui sont tous ressentis comme l’épouvantail de l’orthographe française. Comme quoi les sondages peuvent quelquefois révéler des éléments surprenants !

J’ai d’ailleurs consacré plusieurs chansons et fables à cette difficulté : les chansons « Prenons la route », ou « Le tango des accordés », et la fable « Les pépés diaboliques », par exemple.

Pour améliorer son orthographe, travailler, ou s’amuser ?

Globalement, ce sondage montre quand même que le français reste une source d’inquiétude pour les Français, et que, même étant sortis de l’école depuis longtemps, ils ont conscience de leurs difficultés.
Globalement, c’est la raison pour laquelle j’ai voulu aborder l’orthographe différemment, et faire en sorte que l’on puisse améliorer son orthographe de façon simple et ludique.
Car chacun sait que le plaisir est un puissant levier pédagogique !

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La conjugaison en fables et chansons

conjugaison en chansons

Un cours de conjugaison ?

Comme vous l’avez évidemment en remarqué, il n’y a pas de cours, à proprement parler, dans le Blog Orthographique, mais des fables, des chansons, qui permettent d’apprendre sans même s’en rendre compte !
Et la conjugaison ?
C’est pareil !
Pour ce qui est de vérifier rapidement l’orthographe à utiliser pour tel ou tel verbe dans tel ou tel temps, je signale un bon outil, le conjugueur. Vous lui indiquez un verbe et un temps, et, clac, il vous affiche le résultat. Pratique !

Maintenant, pour ce qui est d’apprendre sans se prendre la tête, de mémoriser directement, il a été appliqué à la conjugaison les mêmes principes que pour l’orthographe, grammaticale ou lexicale, utiliser le plaisir comme puissant levier pédagogique !
Alors, concernant le cours de conjugaison, voici plutôt quelques fables et chansons…

Conjugaison, la « compil » !

Il y a une dizaine de fables et chansons qui concernent la conjugaison, ou, plus exactement, les pièges qu’elle présente et dans lesquels chacun tombe bien régulièrement !
Les voici :

— Les principes« de base » des accords du participe passé, avec avoir ou avec être, « Le tango des accordés »
— Une hésitation bien classique : choisir entre «é », ou «er », « La valse hésitation »
— Un voyage au pays du participe passé, qui nous permet de savoir s’il faut accorder ou pas, tout simplement en regardant défiler le paysage, « Prenons la route »
— Ah ! Grande question ! Futur, ou conditionnel ? Et lequel est en « ai » ou en « ais » ?.  Futur ? Conditionnel ? « Alouette »
— Modification orthographique selon les temps, les « y » qui deviennent des « i », ar exemple, «Oyez, oyez »
— Trois pièges redoutables du participe passé avec avoir, trois exceptions généralement ignorées, « Les pépés diaboliques »
— Les particularités des verbes en « dre », « J’attends ! »
— Choisir à l’oreille, et sans erreur, la terminaison des participes passés, « Écoute un peu »
— Un distributeur automatique de fautes, le célèbre verbe pronominal, « Drôle d’animal ! »
— Infinitif, impératif, participe passé…Choisir le meilleur goût, « Bon appétit ! »

Une jolie « compil », non ?

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Dyslexie et orthographe en chansons

dyslexie et orthographe en chansons

Dyslexie : apprendre l’orthographe
en chansons et en fables ?

La dyslexie et apprendre l’orthographe en chansons et en fables ?

Je suis l’auteur des « Orthochansons » et des « Fables Orthographiques ». Avant que de commencer cet article, je précise que je n’ai aucune compétence particulière en matière de dyslexie.
Mais je constate que mon programme, destiné à l’amélioration de l’orthographe des utilisateurs, et qui les invite à apprendre l’orthographe en chansons et en fables, constitue une approche ludique qui connaît un succès croissant auprès des orthophonistes, et des parents de dyslexiques. Et ceci sans que je l’aie cherché, et sans même y avoir pensé pendant les deux ans de travail qu’il m’a fallu pour concevoir, écrire, et réaliser ce programme destiné à améliorer son orthographe… avec le sourire !

Intrigué par ce constat, et toujours intéressé par ce que je ne connais pas, j’ai voulu me renseigner sur la dyslexie.
J’ai trouvé de nombreux articles très savants, et plus ou moins clairs !
J’ai fini par en trouver un qui m’a semblé être un bon résumé bien structuré. Je l’ai trouvé sur le site d’une association qui cherche à contribuer au dialogue entre parents, adolescents, et entreprises : http://www.quokka.fr

Voici un extrait de cet article :

 » Il existe des tests précis, étalonnés, qui permettent de diagnostiquer une dyslexie. Il faut en effet, éviter de parler de dyslexie trop facilement et trop tôt, jamais avant 2 ans d’apprentissage de la lecture, donc en général fin CE1.
En effet, certains enfants font des confusions et inversions en début d’apprentissage au CP sans pour autant être dyslexique. Mais c’est la persistance des troubles après le CE1 qui permet de « s’inquiéter ».
Lors des tests pratiqués au cours du bilan orthophonique, on cherche non seulement à savoir s’il s’agit bien d’une dyslexie, mais surtout à savoir quel type de dyslexie. Il existe 3 cas :
– La dyslexie phonologique (la plus fréquente) qui se traduit par des difficultés dans la conversion graphème-phonème (i.e. l’enfant ne sait pas faire correspondre la lettre et le son). Il peut par contre lire les mots qu’il a mémorisés globalement. Cependant, il est impossible de mémoriser tous les mots de la langue. Donc la lecture est limitée.
– La dyslexie de surface : C’est exactement le contraire de la précédente. : L’enfant est capable de déchiffrage graphème, phonème, mais ne peut reconnaître un mot globalement. D’où une lecture lente et laborieuse ne permettant pas une bonne compréhension. D’autre part, l’enfant butte forcément sur toutes les irrégularités de correspondance graphème-phonème (ex: chorale, moyen, etc..)
-La dyslexie mixte regroupant les 2 précédentes.
On ne guérit pas d’une dyslexie. On sait, par les recherches en neurosciences cognitives, qu’il s’agit d’un trouble du fonctionnement cérébral, fonctionnement particulier aux dyslexiques.
Cependant on connaît aussi la plasticité cérébrale, d’où l’utilité de la rééducation pour créer de nouveaux réseaux neuronaux pour pallier ceux qui fonctionnent mal.
La rééducation sera différente suivant le type de DL diagnostiquée:
– Travail de la phonologie (reconnaissance des sons dans un mot)
– Travail sur la compréhension
ou
– Travail sur le lexique interne pour apprendre à reconnaître et mémoriser globalement les mots. »

Effectivement, sans avoir pensé une seule seconde mettre en œuvre ces principes de rééducation, je constate qu’ils correspondent globalement à certaines fonctionnalités que j’ai intégrées dans mes Orthochansons et dans mes Fables, en y ajoutant le côté très attractif de l’approche ludique, qui « dédramatise » le sujet, décontracte l’utilisateur, et permet le plaisir d’apprendre ! (le plaisir, c’est bien connu, étant un très fort levier pédagogique !)

Je comprends mieux maintenant l’intérêt des orthophonistes et parents de dyslexiques, et ceci me fait, évidemment, très plaisir !

J’ai aussi reçu des commentaires qui me font chaud au cœur.
Une maman, par exemple, m’a écrit récemment :
« Ce matin, la grande reprenait le principe des chansons et en inventait à partir de rimes. Elle est dyslexique et a de grosses difficultés en orthographe. Je crois que votre approche de cet apprentissage pourra l’aider à mieux assimiler les règles qu’elle connait mais avec lesquelles elle ne se connecte pas lorsqu’elle écrit. J’imagine qu’une petite ritournelle lui reviendra mieux à l’esprit qu’une règle apprise de manière plus traditionnelle ».
Youpi !
Apprendre l’orthographe en fables et en chansons semblerait donc convenir, effectivement, dans les cas de dyslexie. Je ne l’ai vraiment pas fait exprès, mais j’en suis ravi !
Sites utiles :
— Association des parents d’enfants dyslexiques www.apedys.org/
— Conseils pour parents d’ados http://www.quokka.fr